Bonjour et bienvenue, c'est Bertrand !

Ici je te propose des articles et vidéos de développement personnel avancé te permettant de maîtriser ton esprit pour construire une vie et un monde meilleurs ;)

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Le 04/02/2020
Rien ne peut vraiment être lumineux sur un écran qui ne projette pas assez de lumière.

Le problème quand on se sent déprimé c'est qu'on recherche souvent quelque chose d'extérieur pour nous sortir de la déprime.

Pourtant ce qui nous arrive n'a souvent rien à voir avec la vie extérieure en elle-même.

Ça ne sert à rien de chercher un truc qui va te plaire et t'inspirer,

tu n'es pas dans ton état normal au niveau mécanique,

ta dynamique hormonale est naze et tant que tu ne fait rien pour régler les choses à ce niveau, tu vas avoir une vision morose sur le haut-niveau.

Croire que c'est un problème de haut-niveau est un gros gros piège.

Une bonne métaphore pour comprendre ce piège c'est d'imaginer ton cerveau comme un projecteur d'écran.

Quand la luminosité de ton écran augmente, tout paraît plus lumineux.

Et inversement quand la luminosité de ton écran diminue.

Mais comme globalement la luminosité de notre écran est stable, certaines choses paraissent toujours plus lumineuses que d'autres.

Ce qui fait qu'en temps normal, quand on est sur des choses sombres on va avoir tendance à chercher des choses lumineuses.

Et c'est logique.

Le problème de beaucoup de dépressifs c'est qu'ils n'arrivent pas à voir que les choses sont sombres à cause de la luminosité de leur écran.

Ils projettent la sombreur comme un problème des choses en-elle mêmes, et non comme un problème du projecteur.

Ils continuent de rechercher des choses lumineuses alors même que c'est la luminosité de l'écran tout entière qui diminue.

C'est normal que tout paraisse de plus en plus sombre,

rien ne peut vraiment être lumineux tant que l'écran n'est pas rechargé et réhaussé.

Mais hélas au bout d'un moment beaucoup de dépressifs oublient ce qu'était la vie quand l'écran était allumé,

ils deviennent habitué au manque de lumière,

et considèrent que les choses sont vraiment sombres et problématiques.

Ils se nourissent comme ils peuvent du peu de lumière qu'ils peuvent encore voir sur certaines choses.

...

Pas de chaleur sans feu

Dans la vie il ne faut pas chercher les choses lumineuses et inspirantes quand on manque de lumière et d'inspiration, il faut chercher ce qui va rendre tout plus lumineux et inspirant.

Ça peut sembler évident mais je peux vous assurer que dans une moindre mesure,

il vous arrive souvent de chercher à vous sentir mieux, de chercher à vous remotiver, de chercher à passer une meilleure journée,

en cherchant un truc bien lumineux et inspirant pour vous captiver et vous réconforter.

Alors qu'en réalité vous avez déjà plein de trucs potentiellement lumineux et inspirant.

C'est juste que vous n'avez pas la lumière pour les voir.

Et c'est pour ça qu'en général notre recherche ne mène à rien d'efficace.

L'approche est vaine.

C'est comme d'avoir besoin de la chaleur d'un feu mais d'essayer de créer un gros feu sans ramener du bois.

On aurait infiniment plus de réconfort et de chaleur en faisant un truc inconfortable qui va ramener du bois et débloquer de l'énergie lumineuse qu'en grapillant ce qu'il reste d'énergie et de chaleur avec les brindilles restantes.

Et puis de toute façon c'est un signal d'alarme pour faire quelque chose.

...

Personnellement je tombe encore assez souvent dans ce piège de temps en temps.

Après avoir passé quelques journées bien productives, je commence à fonctionner comme si cette productivité m'était due, comme si le feu qui m'anime allait rester stable,

et que je pouvais continuer à en profiter comme ça, qu'il allait se maintenir sans rien faire.

Je ne me rends pas compte que la mécanique de mon cerveau commence à avoir besoin d'être physiquement rechargée.

...

J'essaie de continuer sur ma lancée, à passer des journées productives.

Mais ça ne marche plus. Et pourtant je persévère.

J'ai envie d'avancer sur les projets que j'ai commencé.

Je n'ai pas envie de perdre du temps avec des grosses séances de sport,

j'ai l'impression que ça va me faire perdre du temps et que je devrais pouvoir retrouver mon drive et mon inspiration sans faire trop d'efforts.

Et donc je suis chez moi, je tourne en rond sur mon ordinateur,

je suis dans une légère déprime, blasé,

j'essaie de trouver une solution pour relancer la machine,

je commence à regarder plein de trucs à la con que je ne regarderais jamais d'habitude,

parce que je suis en manque de lumière et d'inspiration et que donc mon cerveau élargit son champ de recherche.

Le sport à la rescousse

Alors que le seul truc que j'ai à faire c'est de sortir de chez moi et d'aller faire une grosse séance de sport ou d'aller voir du monde.

Souvent après une grosse séance de boxe pieds-poings,

ça débloque tout derrière,

je me sens beaucoup plus vivant, allumé et de bonne humeur,

j'ai plein de pensées et de visions positives et inspirantes,

je suis sur les bonnes fréquences,

et je me dis mais bordel mais pourquoi je n'ai pas fait ça avant.

Je pensais perdre du temps en allant faire du sport mais en fait à chaque fois c'est l'inverse,

le retour sur investissement est énorme,

dans les heures qui suivent la séance de boxe j'ai un flow d'énergie mentale très intense, je fais une quantité de percées qui rattrapent largement le temps d'arrêt.

Le piège est que l'on croit que l'on peut penser notre chemin vers une énergie à haute fréquence quand on est dans une énergie basse fréquence, à moitié éteint.

On pense que l'on peut faire jaillir des bonnes idées, de l'inspiration, de la motivation en exercant son esprit alors que c'est très inefficace comme approche, on a très peu de contrôle là dessus.

En général quand tu crées les bonnes dispositions énergétiques, les bonnes idées et l'inspiration jaillissent sans que tu ne contrôles rien du tout.

Le seul truc que tu contrôles c'est la saisie des étincelles qui jaillissent.

Tu ne contrôles pas le jaillissement en lui-même.

C'est crucial de réaliser ça.

Le bas niveau (physiologie) est super important.

Et ça ne sert à rien d'essayer de contrôler le haut niveau (idées, activités, projets, ...) quand c'est le bas niveau qui fait défaut.

Le 27/01/2020
Plus ta stratégie est bonne, moins tu as besoin d'utiliser de discipline, parce que tu vas être porté par les courants que tu auras mis en place.

fatigue discipline motivation

Cet article est la suite du précédent, sur l'importance de rester en forme pour avoir un cerveau pleinement fonctionnel.

À la fin de celui-ci, je vous disais que si je ne prends pas soin de mon corps mais ce n'est même pas la peine d'essayer de faire du bon travail créatif,

ça sera une perte de temps, ça ne va pas marcher.

Je ne serais pas la bonne personne pour ça.

Je n'aurais pas accès au mode de conscience qu'il faut, je ne pourrais pas entrer dans l'état de flow créatif.

Je ne serais matériellement pas opérationnel pour ça,

je n'aurais pas les neurotransmetteurs nécessaires à ce mode d'opération.

Et ce n'est même pas la peine de se dire "pas grave,

moi je suis un guerrier,

même si c'est dur je vais utiliser la discipline et la volonté pour y arriver.

Parce que j'ai entendu sur YouTube que les personnes qui réussissent dans la vie

ben la discipline leur permet de travailler sur leurs projets même les jours où elles ne sont pas dans le bon état !".

...

Non. Non. Ça ne marche pas comme ça.

Et si tu crois que ça marche comme ça, tes croyances sont stupides.

Certes la discipline te permet de travailler même quand tu n'es pas dans le bon état.

Mais tu ne pourras pas travailler sur des trucs qui nécessitent d'être bien éveillé.

Tu pourras juste faire des trucs qui reposent essentiellement sur tes habitudes, tes routines, ou sur de l'exécution machinale.

Si tu te forces à faire du travail créatif original de qualité quand tu n'es pas dans un bon état,

tu vas avancer à rien et t'épuiser pour rien.

...

De la même manière quand je suis fatigué et que je me force à lire un livre assez compliqué,

ben je n'arrête pas de décrocher, c'est très fastidieux, je n'arrive pas à me verouiller sur la lecture,

parce que mon cerveau ne démarre pas la production du flot de dopamine qui va faciliter ma concentration, me faire accrocher et qui va me donner envie de continuer.

Non malgré mes efforts mon cerveau reste fermé, le flot de dopamine ne démarre jamais.

...

Et puis certes la discipline te permet de travailler même quand tu n'es pas dans le bon état.

Mais le mieux... c'est d'éviter de ne pas être dans le bon état.

Si tu fais des efforts pour utiliser la discipline quand c'est l'heure de travailler,

alors que tu n'as pas fait d'efforts en amont pour être dans le bon état,

ta stratégie est mauvaise.

La discipline ça doit venir en dernier recours,

quand tu as tout fait pour être pleinement chargé et motivé,

que tu as bien réglé tout le reste,

et que ce n'est toujours pas suffisant.

....

Autrement dit plus ta stratégie est bonne,

moins tu as besoin d'utiliser de discipline,

parce que tu vas être porté par les courants que tu auras mis en place.

...

Ne vous méprenez pas, une personne qui peut éviter le plus possible la discipline pour produire des résultats,

c'est une personne qui gère comme un boss.

...

Et c'est là tout le problème avec la discipline en fait.

En général quand tu as besoin de penser à la discipline pour faire ce que tu dois faire,

c'est que tu n'es pas sur la bonne voie, que ce que tu poursuis n'est pas excitant,

où que tu as merdé ta gestion d'énergie.

Personnellement il n'y a pas photo, quand je suis dans un super état et que ce que je poursuis m'excite,

je travaille et je fais ce que je dois faire très très naturellement,

je n'ai pas besoin de penser à la discipline ou à l'organisation.

Je fais ce que j'ai à faire sans résistance mentale.

En revanche les jours où j'ai merdé mon sommeil la veille,

bizarrement là j'ai de la résistance interne et j'ai besoin de discipline et d'organisation pour faire ce que je dois faire.

J'ai envie de me distraire, j'ai envie de regarder un film, une série télé, j'ai envie de manger un truc à la con, etc

Et je dois combattre toutes ces tentations, c'est chiant.

En fait il faut bien comprendre que tous nos comportements de merde sont généralement associé à un état de merde.

Et donc quand on est dans cet état de merde tous nos comportements de merde se déploient automatiquement.

Alors certes parfois on ne peut pas éviter d'être dans un état de merde,

c'est les circonstances qui nous ont mis dedans.

Mais bien souvent si on est stratégique et qu'on fait preuve d'anticipation,

on peut éviter de se retrouver dans un état de merde,

et donc s'éviter bien des problèmes inutiles à gérer.

...

Et tout ça, ça résume les problèmes que j'ai avec les personnes qui mettent en avant la discipline et l'organisation au détriment de la motivation.

C'est tellement plus facile de suivre la bonne organisation et de faire ce qu'on doit faire quand on est motivé,

donc c'est trompeur et pas très honnête de mettre l'organisation et la discipline au premier plan et de dire que la motivation il ne faut pas s'en occuper.

Ça révèle un gros manque de nuance.

...

Il y a beaucoup de gens sur internet qui crachent sur la motivation,

qui vous disent de ne pas vous baser sur la motivation,

parce que la motivation ça va, ça vient, etc

on ne peut pas compter dessus, on ne peut pas la contrôler.

Mais franchement ces gens là ils ne se rendent pas compte du ramassis de conneries qu'ils racontent.

Parce qu'en fait ils ne se rendent pas compte que même les jours où ils ont l'impression de ne pas avoir de motivation,

ils en ont déjà beaucoup plus que beaucoup de personnes.

D'ailleurs c'est souvent à propos de faire de l'exercice physique qu'on entend ce genre de conseils : c'est pas grave si tu n'es pas motivé, utilise la discipline !

L'ironie c'est qu'on entend souvent ce conseil de la part de personnes qui sont coachs sportifs.

Scoop : si tu es coach sportif et que ta vie tourne autour de ça... c'est que tu as une certaine motivation pour ça (même les jours où tu as l'impression de ne pas en avoir).

Le simple fait que tu puisses parvenir à faire une grosse séance d'exercice physique indique que tu avais déjà un certain niveau de motivation (même si tu n'en avais pas l'impression).

L'erreur est de confondre "ne pas se sentir chargé à bloc" avec le fait de ne pas être motivé.

Une personne qui manque vraiment de motivation, c'est différent, elle va être confronté à un mur, parce que matériellement elle ne sera pas opérationnelle, son organisme ne pourra pas suivre.

Techniquement (d'un point de vue neurologique) c'est obligatoire que le cerveau utilise les circuits de la motivation pour maintenir une activité qui dure un tant soi peu et ne pas avoir sans cesse l'irrépréssible envie de s'arrêter.

Oui ça peut être un courant de motivation assez léger, mais ça reste de la motivation.

Encore une fois l'erreur est de confondre "ne pas se sentir chargé à bloc" avec le fait de ne pas être motivé.

...

Les coachs qui disent de ne pas se baser sur la motivation ne se rendent pas compte des problèmes que ça va causer si des gens croient vraiment que l'absence de motivation n'est pas un problème, et que la discipline et l'organisation va tout régler.

....

Bien sûr je comprends pourquoi pas mal de coachs disent qu'il faut se baser sur la discipline et non sur la motivation,

mais le problème c'est que ça induit à penser que la motivation est incontrôlable et qu'elle n'a rien à voir avec l'organisation de notre vie.

...

Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas compter sur la motivation qu'il ne faut pas se baser dessus.

Tu dois te baser sur la motivation.

Tu ne dois juste pas te reposer sur la motivation.

La nuance est très importante.

...

En gros quasiment toutes les personnes qui sont super efficaces avec leur vie.

Effectivement elles utilisent souvent la discipline.

C'est vrai.

Mais elles utilisent la discipline pour créer de la motivation sur les bonnes activités.

C'est super important de bien comprendre ça.

La motivation reste à la base de leur réussite.

...

En gros la motivation c'est comme le moteur de ton véhicule qui parfois a du mal à démarrer.

Et la discipline c'est comme de pousser ta voiture quand elle a du mal à démarrer,

pour l'aider à démarrer.

Mais une fois qu'elle est démarrée, tu arrêtes de pousser, tu rentres dans la voiture,

tu n'as plus besoin de pousser, le moteur a pris le relais.

...

Se baser sur la discipline ça voudrait dire de toujours pousser la voiture et de ne jamais utiliser le moteur,

ça n'a aucun sens.

...

De la même manière si ton moteur n'arrête pas de caler et qu'il faut sans cesse que tu sortes pour pousser derrière, c'est qu'il y a quelque chose à régler dans ta stratégie.

Pousser derrière n'est pas la solution.

...

Ne pas se baser sur la motivation mais ça serait complètement con comme stratégie.

Tu dois utiliser au maximum la motivation.

Ça doit être ta base.

Parce que la motivation va te porter.

C'est ton arme de destruction massive.

Quand tu es motivé, c'est facile de faire les efforts, tu ne ressens rien de négatif.

Donc tu dois essayer de la garder chargée au maximum ta motivation.

Se baser exclusivement sur la discipline c'est comme de rendre le jeu de la vie inutilement plus difficile.

...

Encore une fois si tu te forces à faire du travail créatif de qualité quand tu n'es pas dans un bon état,

tu vas avancer à rien et t'épuiser pour rien.

La discipline et la volonté ça ne peut pas compenser une mauvaise gestion de tes ressources et de ton état.

Il n'y aucune quantité de discipline qui peut compenser un mauvais état.

Quand tu es dans un état de merde tu peux utiliser toute la discipline du monde pour rester concentré,

à la fin de la journée le bilan ne sera pas glorieux.

Tu ne peux pas te reposer là dessus.

Imagine tu fais de la musculation.

Tu dors mal. Tu manges mal.

Et tous les jours tu utilises ta discipline pour faire ta séance d'exercices.

Est-ce que tu vas avoir des bons résultats ?

Non.

Tu vas te faire beaucoup de mal et avoir des résultats de merde.

...

Sur ce, j'espère que tout cela a clarifié des choses pour vous ;)

On continue de parler des relations entre état physiologique, motivation et discipline dans le prochain article !

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