Le 31/03/2021

Reconnaissance : la Matrice Sociale et le Berger Invisible

Reconnaissance : la Matrice Sociale et le Berger Invisible
On vit dans une carte du territoire et non dans le territoire, on vit dans une sorte de matrice et cette matrice est grandement conditionnée par le statut social.

Bonjour et bienvenue,

c’est Bertrand de la Fondation MAGister,

pour le trente-sixième épisode de la série sur le thème de la reconnaissance, du succès externe, de la patience, de la confiance, de la vision, de la résolution, de l'abondance, de l'audace et de la loi d'attraction.

...

Comme je vous le disais des les épisodes précédents,

les gens ne sont vraiment pas très malin dans leur estimation du succès futur.

Ils regardent les indicateurs externes.

Ils regardent les branches et non les racines pour savoir si c'est bien ou mal parti.

...

Et du coup, en fait le moment où la plupart des gens vont voir votre succès venir,

c'est quand vous en serez tellement proche que ça en deviendra évident.

Mais entre ce moment là et le début de vos projets,

la plupart des gens ne verront rien venir.

Certains verront bien sûr, mais la plupart des gens non, ils ne verront rien.

...

Quand vous étudiez l'histoire en fait c'est très commun les personnes, les oeuvres, les livres, etc qui ont fini par avoir un succès monumental, être des best-sellers, etc,

alors qu'elles ont été pratiquement invisibles pendant très longtemps et par beaucoup de gens.

En fait il y a même pas mal de personnes qui sont massivement reconnues après leur mort !

...

Comprenez bien que la plupart des personnes sont incapables de percevoir la valeur de certaines choses.

En particulier les choses qui sortent des règles de leur réalité.

C'est comme si elles étaient invisibles pour elles.

Pensez à toutes les théories scientifiques énormes qui ont été "découvertes" relativement récemment.

C'est un des exemples les plus extrêmes.

Ce que décrivent ces théories, c'était là depuis tout ce temps, mais personne ne l'avait réalisé avant.

C'est fou.

Mais du coup c'est un peu le même principe avec le potentiel.

La plupart des gens ne vont pas le percevoir, parce que ça demande de l'analyse,

et que par défaut pour des raisons d'économie de temps et d'énergie, on ne le fait pas.

...

Ne croyez vraiment pas que l'intérêt et l'avis des gens est un indicateur fiable au début de votre carrière.

Et même à la fin en fait.

Par exemple en philosophie il y a tellement de gemmes cachées,

parce qu'il y a si peu de personnes qui sont capables d'apprécier leur valeur sans qu'il n'y ait un gros projecteur, un gros effet de halo autour de leur auteur ou de l'oeuvre en elle-même.

Beaucoup de grands philosophes ont été complètement ignorés pendant l'essentiel de leur carrière.

...

Aussi il y a cette histoire de catégorisation.

Personnellement dans ma réalité c'est devenu une vérité que les gens sont incapables de voir venir la valeur de certaines choses parce que ça va contre les règles catégorielles de leur réalité.

J'en ai eu la preuve.

À chaque fois que j'ai raconté à quelqu'un ce que je voulais faire dans ma vie,

très souvent je voyais dans ses yeux de l'incrédulité.

Comme s'ils se disaient dans leur tête "Pff !"

Parce que les gens projettent sur vous les prédictions qu'ils feraient s'ils étaient à votre place.

Et ils ne voient pas le succès venir de votre catégorie de conditions.

Ils pensent que le succès ne peut venir que du succès en gros.

Et non pas démarrer à partir de conditions modestes.

...

Et franchement j'attribue mon succès futur au fait que j'ai compris ces principes des années à l'avance,

et que du coup j'ai arrêté d'être affecté par l'indifférence des gens vis-à-vis de ce que je produisais,

j'ai arrêté de considérer ça comme un signal négatif.

J'ai compris qu'on pouvait construire des choses extra-ordinaires et que c'était possible que personne ne le remarque pendant des années et des années alors même qu'on n'essaie pas du tout de cacher ce qu'on fait, au contraire.

Pourquoi ?

Parce que tant que vous êtes un inconnu, même si vous avez de l'or dans les mains,

si pour s'en rendre compte il faut investir de son temps et de l'énergie.

Alors probablement personne ne va faire l'effort d'investiguer pour voir si c'est le cas.

Parce qu'en termes d'utilisation de ressources c'est trop risqué.

Pourquoi notre cerveau irait investiguer la valeur de ce que fait un inconnu alors qu'il pourrait investiguer la valeur de ce que fait quelqu'un de réputé ?

Ça n'a aucun sens pour notre cerveau.

Et ainsi, les biais sociaux dans l'intérêt et dans la reconnaissance de la valeur sont énormissimes.

Vous n'avez même pas idée.

La pré-sélection de la valeur est pervasive.

On regarde seulement si les autres regardent ou on regardé.

...

Et le pire c'est que ça vaut même pour les domaines où c'est relativement intuitif et évident de jauger la valeur.

Par exemple dans beaucoup de domaines artistiques,

les performances exceptionnelles sautent aux yeux.

Il n'y a pas besoin de faire d'efforts pour extraire la valeur, c'est sensoriel.

Mais même dans ces domaines il faut aux artistes une forme de plate-forme pour pouvoir être sous les yeux d'un public.

...

Si aucune autorité sociale aussi petite soit-elle ne te met en avant,

tu auras beau avoir énormément de valeur, tu resteras probablement invisible.

...

Franchement je suis sûr que dans l'entourage proche de grands humouristes, de grands écrivains, de grands philosophes, de grands chanteurs, de grands acteurs, de grands scientifiques, etc

Quand ils n'étaient pas encore reconnus mais qu'ils avaient déjà bien développé le niveau et le style qui fera plus tard leur renommée.

Eh bien leur entourage proche pensaient que c'était juste des amateurs qui n'avaient pas vraiment de futur particulier.

Ils n'avaient aucune idée qu'ils étaient déjà à un tel niveau, parce qu'ils n'y faisaient pas vraiment attention en fait.

Et non seulement ils n'y faisaient pas attention,

mais ils avaient probablement de l'attention, de l'intérêt et de la reconnaissance pour certaines personnes reconnues qui faisaient la même profession que ce membre de leur famille.

Ils étaient aveugles et ne réalisaient pas qu'ils s'intéressaient à des personnes qu'ils ne pourront jamais approcher alors qu'ils avaient le futur grand juste à côté d'eux.

Ils les voyaient tous les jours et ils n'ont probablement rien vu venir.

...

Et ce n'est pas parce qu'ils sont cons.

Non.

C'est juste parce qu'on est complètement aveuglé et hypnotisé par le projecteur et l'aura du haut statut social.

On se nourrit de cette aura.

Le statut social fait office de berger invisible, et nous on est les moutons guidés par ce berger.

Si le berger n'est pas là pour nous dire de faire attention, on ne fait pas attention.

Autrement dit,

on vit dans une carte du territoire et non dans le territoire,

on vit dans une sorte de matrice et cette matrice est grandement conditionnée par le statut social.

Le statut social étant en gros un positionnement sur une carte mentale d'importance et d'influence,

un positionnement que notre cerveau attribue à une personne ou à une entité sur la base de différents facteurs.

Imaginez cette carte mentale comme une échelle.

Une personne qui a un haut statut social c'est une personne importante et/ou influente,

qui est placée en haut de cette échelle mentale.

Et ce haut placement confère à cette personne une forme d'aura,

parce que notre cerveau fait préférentiellement attention à ce qui est situé en haut de son échelle, dans le haut de sa carte mentale.

Par exemple si vous vous asseyez tranquille sur un banc dans un parc et qu'il y une personne avec un statut social neutre qui s'assoie à côté de vous, vous n'allez pas trop y faire attention, vous allez rester tranquille.

En revanche si la personne qui s'assoie à côté de vous ressemble à un acteur hyper-connu, ou à un ancien président, ou même à votre directeur,

vous allez être dans une forme de stress, vous n'allez pas pouvoir vous empêcher d'y faire attention, et vous ne serez certainement pas tranquille.

Tout ça parce que dans votre cerveau, cette personne est positionnée haut sur votre échelle mentale.

Parce que physiquement bien sûr, c'est juste une personne comme une autre.

L'aura qu'elle a, est purement une projection mentale de votre cerveau.

...

Mais du coup tout cela nous indique quelque chose d'important.

Notre cerveau n'interragit pas avec les personnes en elles-mêmes,

mais avec les images qu'il en a, les représentations mentales, les concepts de ces personnes.

Quand on regarde quelqu'un de connu, notre cerveau ne voit pas une personne,

il voit une représentation mentale projetée sur une personne,

une représentation mentale à laquelle est rattachée plein de charges.

Et en soit la représentation mentale existe indépendamment de la personne.

Ce qui est pourquoi on peut rêver de personnes dont notre cerveau a une représentation.

Encore une fois on vit davantage dans la carte du territoire que dans le territoire en lui-même.

...

Bref, et ainsi donc, pour notre cerveau, une personne ayant une valeur intrinsèque associée à un haut statut social

c'est très très différent en termes d'intérêt d'une personne ayant la même valeur intrinsèque mais avec un statut social neutre.

Le haut statut social est un projecteur de lumière sur ce qui sans cela est dans l'ombre.

C'est un amplificateur perceptif.

Le statut social influence grandement notre système de filtrage, dont je vous parlais dans l'épisode 209.

Ça transforme complètement notre perception d'une personne de l'associer un haut statut social.

Ça active quelque chose de spécial dans le cerveau.

Ça magnifie toute la perception et surtout l'attention associée à cette personne.

On va faire attention à tout ce qu'elle fait,

comme si c'était une personne magique et spéciale, un demi-dieu qui n'a rien à voir avec un être humain normal.

J'exagère un peu bien sûr, mais pas tant que ça.

On est à ce point là des êtres sociaux qui sont conçus pour interragir préférentiellement avec une matrice sociale plutôt qu'avec le monde qu'il y a en dessous.

Un peu comme des insectes qui suivent les phéromones pour créer et maintenir une macro-structure.

C'est notre version à nous (et c’est ça qui mène à des stigmergies idéologiques).

...

Et donc tant qu'une personne n'a pas réussi à percer socialement la plupart des gens ne vont pas considérer sa valeur à sa juste valeur,

parce qu'ils n'auront pas ce truc dans leur cerveau qui leur dit que cette personne est importante et qui facilite l'attention.

Ça sera comme d'essayer d'analyser quelque chose dans l'ombre, dans de mauvaises conditions.

On ne sera ni aidé ni incité à le faire, au contraire ça sera comme si notre cerveau nous empêchait de le faire.

...

Et donc, à défaut d'une preuve ou d'un indicateur de haut statut social,

la plupart des gens vont considérer par défaut qu'il n'y pas de valeur et que la personne inconnue est neutre,

car c'est la probabilité la plus grande.

C'est comme si on ne pouvait pas percevoir la valeur intrinsèque d'une pesonne s'il n'y a pas de preuve sociale ou d'indicateurs qu'il y en a.

C'est complètement fou, et pourtant c'est réel.

Et assurément astucieux et économique dans le principe.

...

Quand tu vois quelqu'un qui a réussi et qui est cité par énormément de monde dans le présent, dont on parle beaucoup, etc

tu te dis que cette personne si elle était déjà comme ça avant elle devait déjà beaucoup attirer l'attention et être reconnue.

Mais pas nécessairement.

Ça se trouve elle était pareille mais elle n'attirait pas du tout l'attention et elle passait inaperçue.

Parce que justement ce qui ouvre facilement l'attention des gens dans le présent,

c'est son haut statut social, qui encore une fois est un amplificateur perceptif.

La valeur fait rester l'attention mais elle ne l'ouvre pas facilement.

L'impact de la valeur sur les dynamiques de communication est indirect.

Il y a un gros décalage, un gros délai, un gros lag.

La valeur n'est jamais ce qui ouvre massivement les nouvelles attentions.

C'est le haut statut social.

Parce que le haut statut social implique, en principe, une pré-validation de la valeur.

Et que nos cerveaux ont évolués pour privilégier et préserver la valeur validée.

C'est le biais de pré-sélection.

Et c'est très très astucieux et économique ce biais de pré-sélection.

Exactement comme les phéromones des insectes.

Ça fait de nous des bons moutons qui contribuent inconsciemment et aveuglément à renforcer la valeur validée, et par extension l'ordre validé.


La gestion de l’attention

Pour imager, par défaut tout est sombre dans le monde pour notre cerveau,

et on a besoin de lumière pour y voir quelque chose.

La lumière ça correspond à l'attention et l'intérêt.

Mais utiliser de la lumière est coûteux et limité,

et cela a des conséquences sur la trajectoire développementale de notre vie,

et donc on ne le fait pas pour n'importe quoi, on le fait seulement pour ce qui a de a valeur.

Et en gros pour jauger l'attention, l'intérêt et la valeur, notre cerveau dispose d'un système de filtrage bottom-up et d'un système de filtrage top-down.

Pour info bottom-up ça fait référence à tous les systèmes de traitement du territoire vers la carte du territoire, de l'extérieur vers l'intérieur, du bas-niveau vers le haut-niveau, des parties vers le tout, de l'analyse vers le construit, etc.

Et top-down c'est l'inverse, c'est le traitement de la carte du territoire vers le territoire, de l'intérieur vers l'extérieur, du haut-niveau vers le bas-niveau, du tout vers les parties, du construit vers l'analyse, etc.

...

Le système de filtrage bottom-up de la valeur

Le système de filtrage bottom-up de notre cerveau est utilisé pour tout ce qui est inconnu dans notre carte mentale.

Inconnu dans tous les sens du terme.

Le système de filtrage bottom-up c'est d'abord je perçois une démonstration de valeur,

ensuite seulement j'amplifie l'attention et l'intérêt.

Valeur d'abord, attention après.

J'entrevois de la valeur, alors j'allume la lumière, et je fais attention, je m'intéresse.

Le problème c'est que ce système est une véritable passoire.

Car pour gagner de l'attention il faut d'abord entrevoir de la valeur ;

mais le problème c'est que pour entrevoir de la valeur dans ce qu'on ne connait pas encore,

il faut souvent laisser sa chance à l'inconnu,

et l'analyser avec attention et intérêt, de manière critique.

Et comme notre cerveau essaie de faire des économies et ne donne pas beaucoup d'attention par défaut quand le rendement n'est pas un minimum assuré,

eh bah on reste dans l'ombre et on passe à côté de plein plein de bonnes choses encore inconnues.

Je dirais même plus encore, on résiste à donner de l'attention à ces choses (encapsulation de la conscience, xénophobie, etc).

Encore une fois de base tout est sombre, et donc sans lumière on y voit pas grand chose,

on a du mal à distinguer s'il y a de la valeur ou pas.

Reprenez l'exemple du banc dans le parc.

Si un acteur très connu d'un pays lointain (mais qui n’est pas du tout connu ici) s'assoie à côté de vous ,

vous ne le remarquerez probablement pas.

Le système de filtrage top-down de la valeur

Le système de filtrage top down quant à lui, c'est l'inverse du système de filtrage bottom-up.

C'est j'allume d'abord la lumière parce que j'attends de la valeur.

Autrement dit amplification de l'attention et de l'intérêt d'abord.

Notre cerveau fait attention et s'intéresse parce qu'étant donné les indicateurs sur sa carte mentale, il attend de la valeur.

Et il va mettre notre attention et notre intérêt là où il est supposé y avoir de la valeur.

C'est le système qui est utilisé pour tout ce qui est connu, reconnu, réputé, etc.

Également pour l'attachement émotionnel, la nostalgie, etc.

En gros c'est tout ce qui crée une projection et une aura de lumière sur les choses.

Donc c'est en partie le système du haut statut social.

Et ça vaut aussi pour les produits.

En général vous allez acheter un produit de marque, parce que même quand vous n'y connaissez rien, la marque est un indicateur de valeur.

Et une fois que vous avez acheté un produit de marque et que vous êtes satisfait,

vous allez racheter des produits de cette marque, parce que vous avez un attachement émotionnel avec.

C'est comme si toutes les autres marques étaient restées relativement dans l'ombre par rapport à celle-ci.

Double filtrage top-down.

D'ailleurs en parlant de marques, c'est pour ça que dans les publicités on entend souvent une voix qui prononce le nom de la marque et/ou du produit.

La répétition va créer une amorce dans votre mémoire, si bien que par la suite cette amorce va biaiser votre attention.

Pourquoi ? Parce que pour notre cerveau ce qui a été répété par le passé est probablement important.

Si ça a été répété ça veut dire qu'on en parle, et si on en parle ça veut dire que c'est probablement important.

Pensez-y, vous avez sûrement entendu parler de Michael Jordan, de Mike Tyson de Conor McGregor, et de pleins d'autres noms de sportifs alors que vous ne vous intéressez pas du tout aux sports en question.

Ça se trouve vous ne voyez pas du tout qui c'est mais vous avez déjà entendu leurs noms.

Il y a plein de noms comme ça qui sont dans l'air, et notre cerveau les choppe sans le vouloir, un peu comme des virus.

Votre cerveau est bourré d'amorces plus ou moins rattachées à du flou.

Mais c'est pas grave qu'elles soient rattachées à du flou parce que ça va quand même suffire à les placer sur votre carte mentale et vous influencer.

Ça va créer des socles attentionnels de haut statut pour les personnes correspondants à ces noms.

Le terrain sera préparé et vous allez préférentiellement donner priorité attentionnelle aux personnes correspondant aux noms que vous connaissez déjà.

D'un point de vue attentionnel, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise amorce.

Tout amorce va attirer l'attention et non la repousser.

...

Quand quelque chose est globlement reconnue, quand quelque chose appartient à une marque, une licence, etc, on va la placer par défaut avec un haut statut sur notre échelle mentale.

Et de ce fait, on va donner priorité à cette chose,

implicitement on s'attend à ce qu'il y a de la valeur et donc on donne beaucoup d'attention et d'intérêt, on met la lumière.

C'est pour ça aussi que les producteurs de films, de jeux-vidéo, etc, rechignent à se réinventer et font des produits à licence, des suites, des préquelles, des reboot, etc, plutôt que de créer de nouvelles licences.

Quand une licence s'est implantée dans l'esprit des consommateurs c'est un avantage inconsidérable pour capturer l'attention.

C'est un gros biais de pré-sélection.

Les cerveaux moyens sont beaucoup plus acceuillants, et perçoivent et veulent beaucoup plus ce avec quoi ils ont déjà personnellement eu des expériences positives que ce qu'ils n'ont pas encore expériencés personnellement.

Repartir sur une nouvelle licence alors qu'on a une licence qui est bien implantée,

c'est abandonner cet avantage monstrueux et repartir à zéro,

avec le handicap de devoir démontrer la valeur de manière bottom-up.

C'est pour ça que Nintendo par exemple continue à faire des jeux Mario appliqués à des concepts de jeux relativement différents.

Dès qu'ils ont un concept de jeu, ils mettent l'habillage Mario pour profiter de l'effet de halo.

Parce qu'ils savent que le même concept de jeu sans Mario capturera beaucoup moins l'attention.

...

Bref, et si vous y réfléchissez on utilise ce système de filtrage top-down et de priorités en permanence.

En fait rien que d'utiliser un moteur de recherche comme Google et de cliquer sur les premiers liens plutôt que sur les liens en bas de la page ou sur les pages d'après, c'est du filtrage top-down.

On donne priorité à ces premiers liens parce que Google donne priorité à ces liens.

Et Google lui-même est supposé donner priorité aux meilleurs liens,

il est supposé nous donner la meilleure valeur sur la première page et non la deuxième.

...

Donc on utilise ce système de filtrage top-down et de priorités en permanence.

Parce que 1 / on passe énormément de temps à chercher de la valeur

2 / notre temps et notre attention sont limités

3 / ce système de filtrage top-down est un mécanisme rapide et économique pour tomber sur de la valeur

4 / utiliser le système de filtrage bottom-up à la place du système de filtrage top-down entraîne presque systématiquement une perte d'optimisation et un manque à gagner dans la quête de valeur.

5 / étant donné le point 4, on a de la résistance à utiliser le système de filtrage bottom-up sans un minimum d'indices de valeur top-down.

...

C'est tout le paradoxe du système bottom-up en fait.

Pour percevoir et analyser les détails de la valeur d'une chose, il faut avoir beaucoup de lumière dessus pour bien la voir.

Si on était des robots qui analysent toujours tout l'environnement avec un maximum d'attention, ça marcherait du tonnerre.

Mais on n'est pas du tout des robots.

De base les choses inconnues sont dans l'ombre pour notre cerveau.

Et le projecteur de lumière est hyper-conditionné par le top-down.

C'est à dire que notre projecteur de lumière est justement activé quand notre cerveau attend de la valeur.

Autrement dit pour bien percevoir le bas-niveau, il faut le projecteur de haut-niveau.

Ce qui est pourquoi l'idée générale de cet épisode c'est que notre cerveau est designé pour vivre dans une matrice sociale et être aveugle à ce qui n'a pas un minimum de preuve sociale.

Les premiers liens sur Google ont infiniement plus de visibilité que les derniers liens.

Il y a tout un monde qui les sépare.

...

Pour donner un autre exemple assez classique, quand vous vous initiez à un nouveau domaine,

est-ce que vous allez faire attention et porter de l'intérêt à tout ce qu'il y a dans ce domaine de manière égale et indifférenciée ?

Bien sûr que non, vous n'avez pas le temps et l'attention pour procéder ainsi.

Vous allez vous renseigner et épurer un max.

Vous allez faire le travail que fait Google, vous allez sélectionner par le haut et vous intéresser à la crème de la crème.

Vous n'allez vous intéresser qu'à ce qui est déjà globalement reconnu comme étant la bonne qualité du moment et de l'histoire, comme étant le meilleur, les grands noms, les stars montantes, etc.

Autrement dit tout ce qui promet d'être excitant.

Le reste vous n'allez pas du tout y faire attention, ça ne va pas attiser votre intérêt, vous n'allez probablement même pas y jeter un oeil,

parce que vous n'avez pas le temps.

Donc ce n'est pas tellement que vous allez rejeter le reste, c'est juste que vous utiliserez toutes vos ressources attentionnelles et temporelles sur les priorités.

Et cet écrémage et cette différence de traitement semi-conscients ils seront dus à des facteurs de filtrage top-down.


L’enfer du débutant, version sociale

Bref et donc du coup,

quand toi tu démarres ta carrière et que personne ne te connaît,

tu ne peux pas profiter des projecteurs naturels du système de filtrage top-down.

Au contraire, tu es dans ce qui est rejeté et laissé de côté par ce système,

tu es dans la liste noire et non dans la liste blanche, tu es dans l'ombre.

Tu dois gagner l'attention à la dur, en démontrant ta valeur encore et encore malgré le manque de lumière.

Tout gain d'attention se fait alors à travers le système de filtrage bottom-up, et donc c'est très lent.

Tu dois sortir de l'ombre en grapillant un à un les fragments d'attention et de reconnaissance allumés grâce à ta démonstration de valeur.


La masse de l’humanité est un système de purification distribué

Et le truc à comprendre, c'est qu'à l'échelle globale de notre culture,

l'expression individuelle de ces mécanismes de filtrage forme des dynamiques synergiques créant un ordre émergent.

Autrement dit, l'accumulation de filtrage bottom-up fait progressivement rentrer certaines choses dans la liste blanche du filtrage top-down.

...

Pour imager, la masse de l'humanité est un peu comme un système autonome de filtrage et de purification.

Par une forme de sélection naturelle reposant sur le système de filtrage bottom-up,

la masse de l'humanité filtre d'elle-même ce qu'il y a de valeur et d'inconnu qui se cache en elle.

C'est à dire qu'à travers le système de filtrage bottom-up,

tout ce qui démontre durablement de la valeur dans le monde tend lentement mais sûrement à faire son chemin et grapiller de la reconnaissance à la dur.

Et une fois que cette valeur s'est élevée et filtrée de la masse à la dur,

c'est à dire une fois qu'elle a grapillée suffisamment de reconnaissance de manière bottom-up,

alors elle va commencer à profiter du système de filtrage top-down,

et elle va bénéficier de l'amplificateur perceptif qui va faciliter sa reconnaissance.

Parce qu'à travers ce système de filtrage top-down, nos cerveaux sont conçus pour faire davantage attention à ce qui a déjà un certain seuil de reconnaissance.

La logique étant que ce qui a déjà de la reconnaissance implique probablement de la valeur et de l'importance, et donc il faut par défaut faire attention à ce qui a déjà de la reconnaissance et laisser de côté ce qui n'en a pas.

Notre cerveau fait confiance au statut social pour nous guider vers la valeur.

...

Et donc une fois qu'une valeur aura galéré et atteint une certain seuil de reconnaissance via le système de filtrage bottom-up,

elle va être aveuglément renforcée et "choyée" dans les esprits,

par l'attention démesurée fournie par le système de filtrage top-down.

Elle va passer du mode difficile au mode facile.

Autrement dit le filtrage objectif et laborieux de valeur effectué par la combinaison de filtrage bottom-up de plusieurs cerveaux,

est répercuté dans le filtrage perceptif et subjectif par le système de filtrage top-down,

et ce de manière délocalisée.

C'est à dire que l'amplification attentionnelle du filtrage top-down n'affecte pas uniquement les personnes qui ont contribué au filtrage bottom-up,

c'est à dire les personnes a qui la valeur a été démontrée.

Non justement la modulation du filtrage est globale, et affecte toutes les personnes inexpériencées,

personnes auxquelles la dite valeur n'a jamais été démontrée.

Et c'est là tout le génie de la nature et l'intérêt du système de filtrage top-down.

Certes, c'est un filtrage grossier de se baser sur la reconnaissance et les indicateurs de haut statut social pour filtrer la valeur de manière top-down,

ça n'assure pas vraiment qu'il y a de la valeur,

et donc c'est un peu risqué de lui faire confiance.

Mais globalement c'est un filtrage qui filtre des choses plus souvent vraiment liées à de la valeur que non.

Et surtout, c'est un filtrage incroyablement économique qui ne demande aucune compétence d'analyse critique de filtrage bottom-up.

Ce point est très très important pour des êtres sociaux comme nous qui naissent naïfs et qui ont besoin d'être guidés et d'apprendre la vie en modélisant leurs ainés.

Parce que cela permet une modélisation implicite, complètement automatisée.

...

Par exemple une bonne partie des gens qui vont occasionnellement voir les matchs de boxe entre des grands champions,

ils n'ont absolument aucune idée du niveau réel de ces champions.

C'est à dire que si on leur montrait un match du niveau champion sans leur dire que c'est du niveau champion, sans aucun indicateur top-down,

ils seraient incapables de déterminer de manière bottom-up si le niveau est bon ou mauvais,

parce qu'ils n'ont pas assez d'expérience de référence pour évaluer ça.

Mais ils vont quand même aller voir ces matchs de champions parce que pour ces matchs là il y a plein de facteurs top-down que leur cerveau relève et qui les poussent à croire que c'est du bon niveau et qu'il y a de la valeur.

L'engouement général, la "hype", la promotion, le classement, les enjeux, les prix, l'argent, les ceintures, la réputation, l'image, les interviews, la répétition des noms, l'histoire, la personnalité, les résultats passés, etc.

Tout ça, ça forme une sorte d'aura, et ce sont des facteurs top-down qui sont relevés et utilisés par notre cerveau pour positionner l'évenement.

Ça fait partie du statut social au sens large.

À savoir le positionnement d'importance et d'influence.

...

Et donc avec cet exemple on voit bien que le pouvoir ultime du haut statut social,

c'est d'avoir le pouvoir de rameuter les amateurs qui n'y connaissent absolument rien.

Et c'est pour ça qu'à partir du moment où quelque chose a développé un haut statut social,

sa reconnaissance explose.

Avant qu'elle ne développe un haut statut social, il n'y avait que les rares qui l'analysaient de manière bottom-up qui pouvait contribuer à sa reconnaissance.

Mais une fois qu'elle a développé un haut statut social,

elle peut même baisser sa valeur objective et faire des performances moyennes et malgré tout rameuter une foule incroyable.

Parce qu'elle profite de l'aura du haut statut social, de l'effet de halo.

Qui lui est purement subjectif et non objectif.

Tel est le pouvoir du haut statut social, c'est une aura qui aveugle tellement qu'elle peut en faire oublier la vraie valeur objective.

Mais cela dit attention, si on ne démontre plus jamais de valeur objective,

on ne va pas éternellement garder l'aura du haut statut social.

L'aura du haut statut social résiste, mais pas indéfiniement.

De la même manière qu'il y a un délai, du "lag", entre le gain de valeur objectif et l'entrée dans la liste blanche du système de filtrage top-down,

eh bien il y a aussi un délai entre la perte de valeur et la sortie de la liste blanche.

Ce qui est pourquoi on peut prédire la chute de popularité souvent des années à l'avance quand la valeur objective diminue,

le temps que le lag soit rattrapé.

C'est la réciproque de la prédiction du gain de popularité quand la valeur objective augmente et s'accumule.

Et cette perte d'aura c'est d'ailleurs pourquoi beaucoup de champions finissent par être oubliés quand ils ont dépassé la fleur de l'âge et que leurs performances ne sont plus ce qu'elles étaient.

L'aura du haut statut social résiste quelques années étant donné leur passif,

mais au bout d'un moment l'ancien passé se fait écraser par le récent passé.

Et du coup c'est pour ça que beaucoup de champions et d'artistes se retirent judicieusement quand ils sont au sommet ou quand ils sentent que niveau performance,

le début de la fin arrive et que s'ils continuent ils vont descendre en enfer.

En se retirant proche de leur pic, ils restent dans la mémoire en conservant le halo de la gloire.

Ils marquent aussi davantage l'histoire car le fait qu'ils soient partis en restant au top, sans jamais perdre,

ça leur donne un côté intemporel et mystérieux.

Leur légende reste ouverte.

Et de ne jamais les avoir vu vraiment chuter,

ça alimente les mythes et les fantaisies, comme quoi ils sont invincibles, indétronâbles, etc.


La politique naturelle de l’attention

Bref notre attention, nos intérêts et notre société toute entière sont fortement dirigés et gouvernés par le statut social.

Il y a une politique naturelle d'attention sur ce qui a de la haute valeur à travers la politique naturelle d'attention sur ce qui a des indicateurs de haut statut social

D'allumer par défaut la lumière de notre attention et de notre intérêt sur ce qui a un haut statut social et de laisser le reste dans l'obscurité,

ça permet à notre cerveau de facilement vivre dans une matrice optimisée,

c'est à dire une sorte de sur-monde lumineux composé uniquement de la supposée crème de la crème,

et de bazarder dans l'ombre toute la réalité complexe qu'il y a en dessous.

...

À notre époque on n'a pas vraiment l'impression que le monde marche comme ça,

justement parce que le sur-monde lumineux semble immense,

on passe notre temps d'un coin de ce sur-monde à un autre sans jamais en faire le tour,

ce qui donne l'illusion que tout le monde a de la visibilité avec Internet, même les petits noms.

L'illusion que c'est facile il suffit de brancher sa caméra et ça y est, à nous la lumière.

Mais c'est un massif biais du survivant combiné à un biais de perspective.

Ce qu'on prend pour des petits noms sont en fait dans l'absolu des grands noms.

L'océan de noms inconnus dans l'ombre est infiniment plus massif que le sur-monde lumineux.

Il nous paraît petit simplement parce qu'on ne perçoit rien de son existence,

et on ne perçoit rien de son existence justement parce que tout dans la structure de la réalité est fait pour qu'on ne le perçoit pas et qu'on passe toute notre attention occupé par le sur-monde.

Si vous voulez pour imager, dans les recherches Google, quand on commence à descendre à la fin de la page 1, puis qu'on va à la page 2, on a l'impression d'aller loin.

Mais en fait non on n'est pas loin du tout,

il y a une quantité énorme de pages derrière,

sans même compter celles qui ne sont pas référencées.

...

Ainsi par défaut, nos cerveaux ne s'occupent pas de faire attention à ce que fait tout un chacun,

non, nos cerveaux font attention seulement à ce qui a déjà atteint une forme de reconnaissance,

de telle sorte à maximiser la qualité moyenne de ce à quoi ils font attention par défaut.

Une optimisation qui sans nul doute influence le moulage des esprits et donc par extension le moulage de la culture.

Autrement dit, grâce à ce système de filtrage top-down notre cerveau s'accouple beaucoup plus avec les memes pré-sélectionnés qu'avec les memes nons pré-sélectionnés (ce qui finit par mener à de la consanguinité idéologique).

Les memes étant en gros des idées et objets culturels ayant leur propre forme de vie et leur propre évolution à travers nous.

Et donc, à travers nous, les memes pré-sélectionnés se reproduisent et prolifèrent beaucoup plus que les memes non pré-sélectionnés,

pour la simple et bonne raison qu'on passe quasiment tout notre temps et notre attention à interragir avec les memes pré-sélectionnés.

Tout ce qui est rentré dans le sur-monde lumineux est massivement utilisé comme modèle et source d'inspiration, contrairement à tout ce qui n'y est pas rentré.

Ou dit autrement on ne modélise que la supposée crème de la crème.

...

Personne n'a besoin de nous dire explicitement les memes que notre cerveau doit suivre, modéliser et reproduire.

Ce qui est pourquoi beaucoup d'enfants qui ont soit disant des difficultés à apprendre à l'école,

connaissent par coeur tous les noms des joueurs d'équipes de foot ou un truc similaire.

...

Et c'est pour ça aussi que beaucoup d'êtres humains ont par défaut ce désir brûlant et naïf d'être connu, et donc d'entrer dans ce sur-monde lumineux.

À travers ce désir naïf c'est leur ADN qui cherche à maximiser son influence et à servir de modèle.

...

Quand on voit à quel point on peut être gaga vis-à-vis d'une personne ou même d'un personnage, d'une marque, etc,

on peut se dire qu'il n'y a pas moyen que ce soit rationnel.

Et pourtant quand on dézoome les choses, ça fait partie d'un mécanisme très rationnel pour verrouiller et structurer l'attention générale et le développement de la culture.

De la même manière que l'amour aveugle permet de verrouiller et structurer le développement des enfants à travers le verrouillage d'une relation (cf. fusion créatrice de destin).

Si ça n'existait pas, beaucoup de choses se casseraient la gueule.


La révolution invisible

Bref pour en revenir à la reconnaissance.

On croit naïvement que si quelqu'un trouve un truc révolutionnaire il sera automatiquement  reconnu.

Mais non.

C'est faux.

Surtout si c'est vraiment révolutionnaire.

Parce que personne ne pourra comprendre facilement ce qu'il a trouvé.

Il y aura sûrement un gros délai, un gros lag de plusieurs années avant sa reconnaissance massive.

Autrement dit pour bien des choses, les répercussions du travail sur le développement de la reconnaissance sont souvent très très décalées dans le temps.

Cela met du temps à avoir droit aux projecteurs.

...

En gros, ce qui va probablement se passer c'est qu'un moment donné une personne compétente va faire l'effort d'investiguer de manière bottom-up les travaux révolutionnaires de la personne inconnue.

Puis une autre, et encore une autre, etc.

Et c'est seulement quand le nom de cette personne sera placardé et qu'elle sera sous les feux des projecteurs, ne serait-ce qu'à un niveau intra-domaine, que beaucoup de monde vont suivre de manière top-down.

La plupart du temps quand on entend parler de quelque chose, ça fait déjà très longtemps que cette chose a commencé à être dans les projecteurs top-down.

En fait notre expérience à nous s'inscrit dans ce processus viral d'expansion top-down de la reconnaissance.

On est pris dans la vague.

On aurait jamais eu cette expérience si le processus de reconnaissance top-down n'était pas déjà bien avancé.

Ça n'a pratiquement rien à voir avec du bottom-up.

Et d'ailleurs quand quelque chose de révolutionnaire est enfin reconnue massivement,

la plupart des gens ne comprendront jamais vraiment de manière critique la valeur de ce qui a été trouvé.

Ils vont juste croire la valeur de la preuve sociale.

...
Ce qui crée des dynamiques circulaires.

À partir du moment où ta preuve sociale est forte, plus de gens vont t'écouter, et donc ta preuve sociale deviendra encore plus forte.

...

Bref, pour en venir au côté pratique de toute cette théorie.

Personnellement, si je n'avais pas bien compris ça, j'aurais probablement abandonné l'idée de passer du temps à produire différentes choses.

Notamment l'écriture et la production d'idées.

Parce que les premières années, publier ce que j'écrivais sans reconnaissance,

ça me mettait mal à l'aise et ça me faisait douter de moi.

Ça ne me mettait pas du tout en confiance cette ignorance qui s'éternisait.

Je ne savais pas que c'était un phénomène tout à fait normal,

et que ça arrivait aux meilleurs.

Je me disais que c'était un indicateur que ce que je faisais n'allait jamais marcher.

Et ça me mettait le cafard, ça me déprimait.

Et c'est normal.

Par défaut, il faut être un narcissique sociopathe pour ne pas un tant soit peu perdre confiance en toi après des années de travail sans reconnaissance.

C'est naturel parce qu'on a évolué pour chercher la reconnaissance de notre activité.

C'est essentiellement grâce à la reconnaissance que notre cerveau sait qu'on est sur le bon chemin et qu'on sert à quelque chose.

Et c'est en partie grâce à ça que la société maintient sa structure fonctionnelle.

Les gens qui disent que ça ne sert absolument à rien  de chercher la reconnaissance et qu'il faut faire les choses pour soi, ils sont stupides ou hypocrites.

C'est essentiel à notre bien-être individuel et au bien-être de la société.

Il n'y a rien de mal à chercher un minimum de reconnaissance.

Je me répète parce que c'est important,

mais c'est essentiellement comme ça que notre cerveau sait qu'on est sur le bon chemin et qu'on sert à quelque chose dans la société.

Et c'est en partie grâce à ça que la société maintient sa structure fonctionnelle.

...

Le vrai problème de la recherche de reconnaissance il est double.

Et on en reparlera dans le prochain épisode !

...

En attendant, comme d'habitude je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait.

À partager cette vidéo et laisser un pouce bleu si vous l'avez appréciée.

Et je vous invite également à rejoindre le Discord de la Fondation MAGister pour prendre part à des discussions sur les différents aspects du développement.

Le lien est dans la description de la vidéo.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout,

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao.


Maîtrisez votre esprit, développez votre conscience, élevez votre existence !

S'ABONNER AUX VIDÉOS