Le 25/01/2020

Permets-toi de t'exprimer et donne-toi l'expérience de changer #0194



Être audacieux, ce n'est pas si différent de se mettre à nu en public. D'enlever ses vêtements.Tout le monde peut le faire, c'est indéniable. Mais il y a plein de barrières à passer qui fait qu'on ne le fait pas et que ça nous met mal à l'aise.

Bonjour et bienvenue,

c'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'École des Héros du Monde Réel.

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Pour le vingt-troisième épisode de la série sur le thème de la reconnaissance, du succès externe, de la patience, de la confiance, de la vision, de la résolution, de l'abondance, de l'audace et de la loi d'attraction.

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Dans le dernier épisode on a commencé à parler de la possibilité de devenir une personne audacieuse et courageuse si on ne l'est pas, et du processus associé.

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À la fin de cet épisode je vous disais que les premières fois où je me suis retrouvé dans des embrouilles quand j'étais gamin.

J'étais beaucoup sur la retenue.

Parce que de base je ne suis pas du tout une personne hostile et aggressive,

je me considère au contraire très pacifique.

Dans mon corps je ressentais cette énergie qui voulait s'imposer, se battre, et aller vers l'avant.

Mais elle était bien enfouie. J'avais beaucoup de distance avec elle.

Tant que je ne me faisais pas attaquer elle n'allait pas sortir.

Je ressentais beaucoup plus l'énergie de la retenue.

Je ne cherchais pas du tout à faire le chaud et à être intimidant.

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Mais il y a deux trucs qui m'ont poussé à changer ça.

La première, c'est que petit à petit comme j'ai gagné des bagarres, je suis devenu confiant dans ce contexte là.

J'ai commencé à me dire que je peux incarner ce rôle là, j'ai ce qu'il faut pour être le genre de personne qui s'impose.

Et au début c'était assez suprenant de le réaliser.

Ce n'était pas une évidence.

On a besoin d'expérience pour sortir de notre ignorance et réaliser qu'on peut être taillé pour un rôle qu'on ne s'imaginait pas vraiment pouvoir être.

On a besoin d'expérience pour développer un sentiment d'appartenance à une certaine catégorie de personnes.

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Le deuxième truc qui a changé les choses, c'est que les fois où je me suis retenu de me bagarrer, je ressentais une frustration derrière.

Il y a une partie de moi qui s'en voulait d'avoir été trop sur la retenue et ne pas avoir osé leur fermer le clapet, alors que j'aurais pu.

Je ressassais ça dans ma tête, j'imaginais ce que j'aurais du faire et que je n'ai pas fait.

Je me disais que j'avais été trop gentil, et que ce n'était pas forcément par mérite d'être gentil mais par facilité d'être gentil.

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Et donc à partir de là, j'ai commencé à être beaucoup moins sur la retenue dans ce genre de situation et à me permettre des trucs que je n'aurais pas osé avant pour ne plus me sentir frustré après.

Pour ne plus avoir de regrets.

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Je ne suis jamais devenu une personne qui cherche la merde,

mais je suis devenu un nettoyeur de merde,

une personne qui fait le ménage sans y réfléchir à deux fois quand c'est la merde qui le trouve.

Pour tout dire il y a une partie de moi qui espère malicieusement que la merde me trouve.

Un peu comme Astérix et Obélix qui aiment bien croiser des romains sur leur route.

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Les grandes gueules qui se la jouaient caïds au collège,

je me faisais un devoir de leur faire ravaler leur langue et de les tourner en ridicule quand ils dépassaient mes barrières personnelles.

Je n'en avais rien à foutre de qui ils étaient.

Dans ma tête, je ne savais pas vraiment à l'avance si ça allait bien se passer pour moi.

Et dans mon corps je ne ressentais pas uniquement une énergie qui voulait aller vers l'avant.

Nan je ressentais toujours aussi l'énergie de la retenue, elle n'a jamais disparue.

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Mais je me lançais malgré tout.

Je savais dans mes tripes que si je me lançais,

je n'allais pas me laisser faire, j'allais au minimum leur donner beaucoup de fil à retordre.

Et je savais que si je ne me lançais pas j'allais le regretter après, me sentir nul et imaginer ce que j'aurais du faire.

Et c'était suffisant pour décider de me lancer.

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Et ce qui est marrant c'est que la plupart du temps ils étaient surpris de se faire brusquer.

Comme s'ils s'attendaient à ce que personne n'ose s'opposer à eux.

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Et donc quand j'ai commencé à sortir le soir quand j'étais ado,

inévitablement je me suis retrouvé plus ou moins directement mêlé à des embrouilles.

Les premières fois où je me suis imposé contre des groupes qui cherchaient la merde,

j'étais encore plutôt diplomate dans mon interposition on va dire.

Je ne savais pas vraiment comment m'interposer, je savais juste qu'il fallait que je le fasse.

Donc je m'interposais physiquement, mais sans chercher à ouvrir ma gueule et mettre de la pression verbalement.

Ça n'a jamais été naturellement mon truc d'utiliser la parole comme une arme.

En fait je trouve ça assez ridicule, énervant et distrayant.

Je trouve que c'est une arme de faible.

Non moi dans ces situations j'étais essentiellement concentré sur la dimension physique et la planification de mes actions.

J'essayais de calmer la montée d'adrénaline dans mon corps,

et je guettais le moindre mouvement de travers pour dégainer.

Et pareil dans ma tête, je ne savais pas vraiment à l'avance si ça allait bien se passer pour moi.

Je savais juste dans mes tripes que je n'allais pas me laisser faire et c'était suffisant pour moi.

Et donc dans ma tête je me disais que c'était ok de ne pas savoir à l'avance,

et de laisser l'énergie enflammée du Yang me guider et lâcher prise sur la retenue de l'énergie du Yin.


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Mais là aussi avec l'expérience, mon approche a évolué.

J'ai fini par abandonner la diplomatie dans les embrouilles et devenir moi aussi une personne qui utilise sa bouche comme une arme.

Parce que trop souvent je me suis retrouvé pris dans un petit jeu de paroles vraiment gonflant et inutile avant d'en venir aux mains.

Les mecs étaient trop souvent des grandes gueules et essayaient de me mettre la pression et de me faire reculer.

Leur bouche était leur plus grande arme et ils ne se privaient pas de l'utiliser.

Et ça ne me plaisait pas du tout ce genre de phases,

ça me gonflait et je voulais les éviter.

...

Du coup par la suite, quand je me suis de nouveau retrouvé dans ce genre de situations,

j'ai anticipé ce qui allait se passer et dans ma tête je me disais aller vas-y,

n'y va pas à moitié, mets leur la pression, ne les laisse pas installer leur petit jeu de merde.

Et donc au lieu de simplement m'interposer et de leur laisser de l'espace pour parler et réagir,

j'ai fait tapis et je me suis mis à directement leur mettre un coup de pression verbalement.

Je leur ai dit sur un ton menaçant de dégager avant que je ne leur défonce la gueule.

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Dans ma tête les premières fois où j'ai fait ça,

j'avais moi-même la pression à l'intérieur parce que c'était nouveau de faire ça,

ça ne faisait pas encore partie de mon identité.

Ça semblait incongruent comme tout nouveau comportement.

Si vous voulez c'est un peu comme quand vous changez radicalement de coupe de cheveux.

Il faut un temps d'adaptation avant que vous ne trouviez normal que ça soit vous.

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Bref et donc les premières fois où j'ai joué la carte de l'intimidation verbale je m'attendais à une grosse réaction.

Je m'imaginais soit que ça allait les faire flipper et qu'ils allaient se barrer.

Ou soit qu'ils allaient s'énerver et tenter de m'attaquer beaucoup plus vite,

me permettant ainsi d'écourter toute la phase inutile de blabla bas de plafond.

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Mais comme je vous l'ai expliqué dans l'épisode 185 sur le pouvoir des couilles,

en fait pas du tout.

J'avais grandement surestimé le pouvoir de la parole.

Systématiquement le déroulement était quasiment pareil que les fois où je me suis interposé de manière diplomatique.

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Et ça m'a fait réaliser que je me faisais des idées sur ce qui allait se passer si je me lâchais verbalement.

Et de réaliser qu'il ne se passait pas grand chose de spécial,

ça a baissé l'énergie du Yin, l'énergie de la retenue, vis-à-vis de l'usage de la parole.

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Pour la plupart je pense qu'on se fait beaucoup d'idées sur les conséquences de notre expression.

Et c'est pour ça qu'on se retient et qu'on est timide.

On s'imagine qui si on se lâche un peu plus que d'habitude,

que si on fait preuve de plus d'audace, de plus d'expression,

les conséquences vont être énormes.

Alors qu'en réalité, même quand on se déchaîne,

souvent il ne se passe pas grand chose de spécial.

Tout le monde s'en fout ou tout du moins oublie rapidement.

On n'est pas si important que ça aux yeux des autres, et nos comportements le sont encore moins.

Et ça a un côté très libérateur de réaliser ça.

Après tu te permets beaucoup plus de t'exprimer de manière audacieuse,

de dépasser la retenue,

parce que tu réalises que les conséquences de lâcher la laisse sont beaucoup plus insignifiantes que ton cerveau ne l'imaginait.

Autrement dit tu enlèves la sécurité par défaut.

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Je ne vous invite pas à faire pareil que moi et à vous bagarrer dès que vous en avez l'occasion,

mais à comprendre que le principe est général.

Pour commencer à réaliser des projets dans sa vie,

il faut se lâcher un peu et laisser ça changer notre perspective sur ce qui est possible pour nous.

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Toutes ces expériences et ces changements n'ont pas directement transferé dans les autres contextes de ma vie.

Pendant longtemps mon audace est restée cloisonnée dans ce contexte des bagarres.

Mais ça a aidé à changer dans d'autres contextes.

En général quand tu te débloques dans un contexte,

ça prépare le terrain pour d'autres contextes.

Et quand tu te débloques dans plusieurs contextes,

c'est là que ton identité change en profondeur.

Tu réalises que tu peux reproduire le même schéma abstrait dans tous les domaines de la vie,

et donc tu te vois comme une personne audacieuse.

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Aujourd'hui, j'ai le sentiment profond que si je m'investis dans n'importe quel domaine,

je peux m'en sortir.

Je ne crois pas que je peux atteindre le top niveau dans n'importe quel domaine,

mais je crois que je peux atteindre un niveau fonctionnel dans n'importe quel domaine.
...

Bref pour moi être audacieux et courageux,

on peut dire que ce n'est pas une question d'avoir les bonnes énergies à l'intérieur.

Parce que je pense qu'on les a tous les bonnes énergies à l'intérieur, même si c'est à des intensités différentes.

Non, être audacieux et courageux,

c'est avoir l'expérience pour se permettre de l'être.

Avoir l'expérience pour se permettre de laisser les bonnes énergies à l'intérieur s'exprimer et se développer,

au lieu de les retenir et de les rejeter.

La clé est vraiment de faire le premier pas vers la transformation,

de sorte à se sentir à l'aise et en accord avec certaines énergies et certains comportements.

Le jour où tu commences à te donner un peu plus de mou, c'est le jour où tu commences à dire adieu à la laisse.

L'aisance et l'harmonie que tu vas développer avec ces énergies et ces comportements va progressivement déteindre et recolorer ton identité de sorte à ce que tu te sentes à ta place avec eux,

que tu ne les rejettes pas comme des étrangers,

que tu leur permettes de rester, de s'ancrer en toi, de prendre le contrôle et d'émerger naturellement dans ta vie.

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D'une certaine manière être audacieux, ce n'est pas si différent de se mettre à nu en public.

D'enlever ses vêtements.

Tout le monde peut le faire, c'est indéniable.

Mais il y a plein de barrières intérieures à passer qui fait qu'on ne le fait pas et que ça nous met mal à l'aise.

...

Sur ce on continue de parler de tout ça, dans le prochain épisode.

En attendant si vous ne l'avez pas lu j'ai publié un article sur l'importance de rester en forme pour avoir un cerveau qui fonctionne bien et être mentalement productif,

je vous mets le lien en dessous en commentaire.

Comme d'habitude, je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à partager cette vidéo et laisser un pouce bleu si vous l'avez appréciée, ça m'aide pour la visibilité.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao


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