Le 09/08/2019

Les difficultés sont des leçons en devenir #0155



La vie est une sacrée maîtresse, dure et incalculable. Tant qu'on ne comprend pas une leçon elle va nous la répéter encore et encore. Tout cul de sac mental peut en fait être une porte vers un nouveau pan de réalité que notre esprit ignore encore.

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'École des Héros du Monde Réel.


Dans le dernier épisode, je vous disais que dans la bonne mesure, la destruction est un catalyseur du développement.

Ce qui paraît contradictoire mais qui ne l'est pas car qui dit destruction, dit aussi reconstruction.

...

En fait notre réalité interne et notre réalité partagée, sont comme des tissus organiques.

Des tissus organiques qui ont tendance à se reconstruire plus forts quand ils se font déchirer.

Pourquoi les personnes âgées ont tendance à être plus sages que les jeunes ?

Parce que qu'on le veuille ou non, avec le temps qui passe, on finit toujours par vivre des expériences traumatiques qui détruisent des fragments de notre identité, de nos croyances et de nos sentiments pour les faire évoluer et les reconfigurer.

En fait tout cette dynamique contre-intuitive entre l'ordre et le chaos, c'est quelque chose que j'étudie beaucoup, surtout au niveau de l'identité et de l'ego.

Le fait que le désordre causé par un traumatisme en profondeur puisse nous ouvrir à de nouvelles opportunités et après-coup se réveler être la source d'une reconstruction plus organisée et plus adaptée.

Au point qu'avec le recul, on puisse se trouver chanceux d'avoir subi ce trauma.

Je trouve ça fascinant.

...


Comme je vous le disais dans l'épisode précédent,


nos cerveaux adorent l'ordre et la cohérence,

et la réalité partagée telle qu'on l'imagine objectivement,

c'est une sorte de tissu imaginaire que tous nos esprits ont fabriqué et maintiennent par réflection de leur recherche de cohérence individuelle les uns sur les autres.

Comme une espèce de réseau virtuel ou encore de rêve hypnotique partagé.

...

On s'utilise tous les uns les autres comme références pour construire et maintenir notre cohérence individuelle.

On essaie de comprendre la réalité en essayant de comprendre ce qu'en pense les autres.

En gros à peu près tout ce que vous croyez,

vous le croyez parce que d'autres le croient.

Et tout ce que vous pouvez croire, vous pouvez le croire parce que c'est cohérent avec ce que vous croyez déjà.

Et le problème c'est qu'on a beaucoup beaucoup de croyances de seconde main que l'on n'a jamais questionné,

on les a juste absorbé.

...

Et à la fois individuellement et culturellement c'est super pénalisant pour les évolutions futures d'avoir des esprits qui essaient constamment de rendre leur réalité cohérente et de s'hypnotiser.

Parce que ça nous bloque dans un ensemble restreint de règles et de paradigmes existentiels,

ça empêche de penser aux solutions qui sont incohérentes avec notre réalité partagée actuelle.

Ça crée une inertie qui nous fait maintenir le passé dans le futur.

Autrement dit ça nous fait tourner en rond dans cette structure tissulaire que l'on partage.

...

En ce qui me concerne ma réalité individuelle s'est tellement faite brisée,

elle s'est tellement écroulée et resynthétisée depuis que je suis né,

j'ai vraiment eu un parcours sacrément chaotique,

et c'est pour ça qu'aujourd'hui mon sens du réel est très particulier, très solide et autonome.

Je n'essaie pas de comprendre les choses en essayant de comprendre ce qu'en disent les autres.

J'ai une idée plutôt bien réfléchie du bazar dans lequel on vit

et je ne suis pas du genre à laisser ma réalité individuelle se faire bullshiter par toutes les conneries qu'on peut entendre et dont on se fait innonder.

...

Comme vous l'avez déjà compris ou comme vous allez le comprendre,

pour moi on est encore à une période d'obscurantisme extrêmement profond sur la réalité et l'existence des choses,

sur les couches supérieures de la vie et leurs relations avec tout le reste.

C'est le moyen-âge à ce niveau !

Si vous avez l'impression qu'actuellement on connaît tout de la réalité, vous êtes complètement dans l'illusion, on ne sait même pas clairement comment on fonctionne !

Pour moi la réalité ça fait partie de ces sujets socialement tabous dont on est censé savoir ce que c'est et comment ça fonctionne naturellement

et donc dont on ne parle jamais parce que ça remettrait en question notre statut d'exposer sans arrêt qu'on ne sait pas vraiment ce que c'est.

Ça casserait un peu le théâtre de la Vie.

Alors qu'en vrai on n'a aucune idée bien réfléchie de ce que ce sont vraiment toutes les choses les plus banales qui nous entourent.

Et donc résultat de cette mise sous le tapis,

on est des milliards et des milliards sur Terre et à peu près autant d'ignorants sur la nature du réel, à faire semblant de très bien savoir ce qu'on fait ici et on où va.

...

Donc même ce que je raconte à propos du réel dans mes vidéos,

ne le prenez pas pour la vérité ultime.

Même si j'essaie d'être rigoureux et de tester la validité de ce que je dis, il se pourrait très bien que je raconte de la merde.

Mes croyances ont déjà évoluées dans le passé, je n'ai aucun doute qu'elles évolueront encore dans le futur.

Bref, j'en reparlererais beaucoup de ce phénomène de destructuration et restructuration de la réalité individuelle,

mais en attendant si vous voulez lire un livre sur le sujet, vous pouvez lire "Anti-fragile, les bienfaits du désordre" de Nassim Nicholas Taleb.

C'est un livre assez compliqué mais intéressant.

Sinon à peu près tous les livres avec le terme "disruption" parlent un peu de ça.

Par exemple le livre "Disrupt You !" de Jay Samit.

...

Ce que j'essaie de vous dire aussi avec notre sens du réel,

c'est qu'il y a de bonnes raisons d'être déraisonnable de temps en temps, de détruire ses croyances.

C'est sain.

Parce que notre raison elle n'est pas universelle, elle ne peut raisonner que sur ce que l'on croit connaître du monde.

Et croyez moi on a toujours le sentiment d'en savoir beaucoup plus que ce que l'on sait vraiment.

On sait quantifier et rendre cohérent notre tissu de connaissance mais pas notre tissu d'ignorance.

Si on pouvait on n'aurait pas osé s'appeler Homo Sapiens.

...

Quand on arrive vers la vingtaine on croit tout connaître du monde,

mais en fait on connaît juste le tissu que reflète notre culture, notre environnement de vie, la cohérence de notre petite capsule de conscience.

Ce qui est loin de refléter l'étendue du monde.

Mais ça on ne s'en rend compte que des années après, que notre sens du réel était incomplet.

Et le cycle se repète encore et encore.

Ce qui fait que dans le présent on n'imagine pas tous les moyens pratiques qu'on a de s'en sortir dans la vie et dont on n'a pas conscience,

c'est inimaginable.

On ne peut juste pas raisonner dessus tant qu'on a pas vécu certaines difficultés extrêmes,

des difficultés qu'on n'arrive pas à surmonter dans notre réalité actuelle,

des difficultés pour lesquelles aucune solution conventionnelle n'a d'effet,

des difficultés qui nous rendent incohérent avec l'ensemble de notre sens du réel.

Et donc qui nous obligent à le remettre en question, à en sortir, à le briser, à puiser à l'intérieur et à fouiller à l'extérieur pour tenter des trucs de fous et survivre.

Pour trouver les solutions qui fonctionnent vraiment.

...

Les difficultés auxquelles on fait face dans la vie pour moi c'est vraiment des leçons en devenir.

Sur le moment c'est vraiment la merde quand on est au milieu d'une tempête de merde,

à tel point que c'est dur de ne pas devenir pessimiste quand on raisonne sur sa situation.

Mais une fois qu'on s'en est sorti, rétrospectivement, on se rend compte que sans ces difficultés du passé, on ne serait pas la même personne aujourd'hui.

Parce que ce sont ces difficultés qui nous ont ouvert à une réalité nouvelle à laquelle on était aveugle auparavant.

C'est elles qui ont fait évolué le tissu de notre réalité.

...

...

La vie est une sacrée maîtresse, dure et incalculable.

Tout cul de sac mental peut en fait être une porte vers un nouveau pan de réalité que notre esprit ignore encore.

Certaines expériences traumatiques peuvent générer un sentiment assez fou,

le sentiment d'avoir été aveugle pendant toutes ces années de sa vie,

le sentiment d'avoir perdu son temps avec des petites choses alors que des grandes choses nous attendaient.

Le sentiment de se réveiller d'un rêve alors qu'on était déjà supposé être éveillé.

Et c'est ce type d'expérience subjective que j'appelle soulever les paupières invisibles.

Pour moi on nait tous aveugles.

Ce qu'on arrive à voir naturellement avec nos yeux c'est tellement infime qu'il n'y a pas vraiment de différence entre un voyant et un non-voyant.

On nait tous sans vision du monde.

Et il faut bien comprendre que la vision que l'on développe du monde elle est pragmatique,

on la construit pour vivre sa vie, comme je vous l'expliquais dans l'épisode 71.

Et ça peut être très dur de s'en débarrasser et de repartir à zéro.

Et donc si on n'est pas confronté à des difficultés ou des choses extraordinaires,

et qu'on ne fait pas l'effort conscient de développer notre vision,

tout ce qu'on a l'âge adulte c'est une vision réductrice du monde.

Présupposer qu'on sait tout c'est l'une des pires erreurs que l'on puisse faire.

C'est pour ça que peu importe notre situation, peu importe ce que notre cerveau actuel croit du possible et de l'impossible,

il faut toujours rester ouvert, être prêt à déchirer ses croyances, être prêt à tirer les leçons de la vie cachées derrière les obstacles que nous perçevons.

Garder en tête que le futur n'est ni le passé, ni le présent.

Se donner tous les moyens de réussir pour ne pas bêtement passer à côté d'opportunités jusque là imperceptibles.

Avoir un optimisme inébranlable.

Encore plus dur que la vie.

C'est un truc dont on va encore beaucoup reparler ici.

Et dont encore une fois je veux que ce projet soit une démonstration vivante.

Car je pense que le pessimisme ambiant qui fait rage actuellement est une conséquence malicieuse de ce maintien de la cohérence par l'activité conjointe de nos cerveaux,

qui nous attache à un tissu de croyances et de systèmes limitants nous empêchant d'évoluer.

Pour moi les difficultés globales qu'on a actuellement, le malaise général que l'on peut ressentir,

c'est un appel à briser la capsule de réalité que l'on maintient,

à entrer dans une phase de catabolisme,

parce qu'on est devenu incohérent avec elle.

...

Sur ce, on continue de parler de tout ça dans le prochain épisode.

En attendant je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à partager cette vidéo et laisser un pouce bleu si vous l'avez appréciée, ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao


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