Le 21/10/2017
Restez Maître de votre Expérience - L'Optimisme Inébranlable et le Sens du Réel, PART2

Identité, Raison, Prédispositions, Engagement #010



Dans cet épisode, on parle de notre identité, de notre raison, de notre paradigme existentiel (nos modèles de la réalité) et de leur impact sur nos prédispositions globales (notamment l'énergie et l'humeur dont on dispose).

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand, de la Fondation Magister, l'école des Héros du monde réel.

Pour le deuxième épisode de la série sur l'optimisme et le sens du réel.

Qui est la suite directe du précédent.

Je vous invite à aller l'écouter si vous ne l'avez pas écouté.

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Dans ce premier épisode, en gros, je vous présentais l'optimisme et le pessimisme comme des sous-systèmes de perception de notre esprit.

Des sous-systèmes auxquels notre conscience se connecte pour interpréter le monde et dépeindre la réalité de telle sorte à anticiper le futur de notre histoire dans le présent.

Et donc selon que l'on soit connecté au sous-système d'optimisme ou de pessimisme, notre perspective sur la réalité est complètement différente.

Quand on est optimiste on voit les ouvertures, les opportunités, les solutions à saisir.

Alors que quand on est pessimiste on voit les problèmes, les dangers, les risques à éviter, etc.

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Ce deuxième épisode il va être consacré à l'introduction de deux concepts plus globaux et primitifs qui sont associés à l'optimisme et au pessimisme : les concepts d'engagement et de désengagement de l'organisme.

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À la fin du premier épisode je terminais en vous disant qu'on ne peut pas prédire le futur sur la base de ce qu'on sait du passé.

...

Un moment donné dans temps il peut se passer des ruptures, des innovations.

Et dans le présent, si on veut évoluer de manière plus consciente et délibérée, il faut les permettre ces ruptures et ces innovations en changeant sa façon de voir et concevoir les choses, en changeant son paradigme de raisonnement.

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Moi il y a plusieurs situations dans ma vie, où rationnellement je croyais que j'étais fini.

J'étais dans un cul de sac juste en face de la mort.

C'était juste inconcevable que je m'en sorte.

Mon cerveau et ma perception me disaient que c'était fini, qu'il n'y a pas de solutions.

Et pourtant je m'en suis sorti.

Parce qu'à un moment donné, j'ai été poussé à bout et j'ai décidé d'être déraisonnable, de "débrancher" mon cerveau, de ne pas croire à ma réalité et de créer une rupture avec mon paradigme actuel.

...

Et bah merde ça a marché !

...

Ça m'a permis de débloquer les moyens de m'en sortir.

...

...

En fait, peu importe la situation, notre organisme vivant il a deux façons de se positionner.

L'engagement ou le désengagement.

Deux modes de positionnement globaux et "primitifs" qui se traduisent sur un niveau de conscience plus élevé par l'optimisme ou le pessimisme.

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En optant pour le désengagement notre organisme "s'éteint" et se retrouve dans des prédispostions énergétiques, physiologiques et mentales inadaptées à la résolution de la situation ;

il se désengage, et nous fait utiliser la raison et la narration conscientes à travers le sous-système de pessimisme pour dépeindre la réalité de manière négative, justifier notre désengagement et s'échapper de la situation.

Et en optant pour l'engagement, c'est l'inverse ;

notre organisme "s'allume" et se retrouve dans des prédispositions énergétiques, physiologiques et mentales adaptées à l'action et à la réussite ;

il s'engage et nous fait utiliser la raison et la narration conscientes à travers le sous-système d'optimisme pour dépeindre la réalité de manière positive et trouver des solutions.

...

Dit autrement quand on opte pour le désengagement on se rétracte, on s'inquiète, on génère une résistance à la situation.

Alors que quand on opte pour l'engagement on s'expand, on est propulsé, on est inspiré à bouger.

...

Pour reprendre l'exemple de la procrastination du premier épisode.

Avant de se mettre au travail, on est désengagé, et donc consciemment on fait toute une montagne de l'effort qu'il va falloir faire, des difficultés qu'il va falloir surmonter.

On résiste mentalement tant qu'on peut, on est apathique, on n'a pas d'énergie, etc.

..

Et au fond ce n'est pas tellement une question d'énergie car, si au même moment vous êtes invité à un restaurant que vous adorez,

ou un truc du genre ;

bizarrement boum, l'énergie elle se débloquerait super rapidement !

Il n'y aurait pas de problème pour ça.

...

Et d'ailleurs le truc, c'est qu'on dépense et qu'on gaspille pas mal de ressources en résistant et en imaginant la difficulté du travail dans sa tête.

Ce n'est pas gratuit du tout ces raisonnements à la con.

Et une fois qu'on arrête d'imaginer comment ça va être et qu'on se met vraiment au travail,

ça se débloque un  peu pareil.

Notre cerveau se tait, il s'arrête de raisonner négativement.

On s'engage petit à petit, on commence à être inspiré, à avoir de l'énergie.

Et à partir de là plus tôt qu'on ne le pense on a pratiquement déjà terminé la tâche à faire sans être particulièrement éprouvé.

...

En gros ce que j'essaie de vous dire c'est qu'on ne raisonne pas du tout de manière objective.

Vis-à-vis d'une même situation particulière, objective, on va raisonner de manière complètement différente selon que notre organisme soit engagé ou qu'il soit désengagé.

Parce que la raison sert en grande partie à rationaliser notre état actuel, notre positionnement, et ce qu'on ressent dans le présent.

...

Je veux dire, les gens qui tracent leur chemin dans le monde, leur cerveau il est trop occupé à raisonner sur leur vision et à créer la narration de leur activité en cours pour pouvoir générer des raisonnements négatifs.

Alors qu'à l'inverse, les gens qui ne foutent rien de leur vie souvent c'est les pires pleurnichards du monde.

...

L'inaction entraîne énormément de raisonnements négatifs qui ne servent à rien à part à rationaliser l'inaction.

À partir du moment où on se bouge le cul, ces raisonnements... pouf ! ils disparaissent.

...

Du coup vous pouvez commencer à comprendre que pour générer de l'optimisme on va pouvoir utiliser l'engagement comme levier.

C'est à dire tout simplement arrêter de réfléchir, arrêter d'essayer d'anticiper comment ça va être.

Mais au contraire débrancher son cortex et passer à l'action ;

se lancer, faire des choses, créer une dynamique à un niveau assez basal, pour changer de prédispositions globales.

...

Bref se concentrer à faire plutôt que sur l'idée de faire.

...

Et réciproquement  pour générer de l'engagement, pour débloquer l'énergie de son organisme, un des leviers qu'on va pouvoir apprendre à utiliser, c'est de devenir déraisonnable là haut.

Ou plutôt araisonnable.

Et d'arrêter de vouloir une raison valable pour être optimiste ;

d'arrêter de dépendre d'une évaluation logique et raisonnée pour s'y connecter.

...

En gros il va falloir apprendre à ruser nos systèmes de raisonnements et d'anticipation de la difficulté.

...

Car vis à vis d'une situation particulière, le positionnement qu'on adopte, engagement ou désengagement, est largement dépendant de la raison, de la narration et de l'identité qu'on s'est construite de par le passé ;

de ce qu'on croit qui est possible et impossible pour nous, de ce que j'appelle notre paradigme existentiel ou encore notre réalité individuelle.

En gros c'est la structure de notre rêve de la réalité.

Dont toute notre perception du présent dépend par automatismes.

C'est à dire que notre positionnement présent (engagement ou désengagement) conditionne les raisons qu'on se fait ;

On rationalise notre positionnement.

Et en retour les raisons qu'on s'est fait conditionnent notre positionnement futur.

L'engagement entraîne l'optimisme, le désengagement entraîne le pessimisme.

L'optimisme entraîne l'engagement, le pessimisme entraîne le désengagement.

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En fait les organismes plus primitifs que les êtres humains ils n'ont pas tellement cette couche de raisonnement, d'optimisme et de pessimisme, qui contraint de manière plus précise leur engagement et leur désengagement vis-à-vis d'une situation.

...

Nous autres êtres humains on ne s'engage pas sans réfléchir au moins un peu, sans anticiper les risques et les conséquences de nos actions.

On a une couche en plus qui a évoluée par dessus tout le reste, et qui contraint l'engagement de notre organisme.

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Et encore une fois, sur le principe c'est adaptatif pour ne pas faire de conneries.

Surtout dans un monde social, qui est régi par des lois, par des règles, etc.

Il fut un temps où on pouvait risquer gros à s'engager dans des choses où l'on n'a pas le droit de s'engager.

Par exemple dire ouvertement qu'on n'est pas d'accord avec le chef du village ;

aller bouffer les fruits dans le jardin privé d'un autre quand on a faim,

etc.

Il nous fallait un système pour contrôler notre engouement, pour contrôler nos impulsions naturelles ;

et donc pour rester à notre place quoi.


Et même à un niveau moins social,

par exemple si on est jeune et plein de fougue,

et qu'on est confronté à un conflit, qu'on s'engage et qu'on passe à l'action...

mais qu'on se fait victimiser !

Ben avec ce système dans le futur plutôt que de répéter bêtement l'opération et se faire tuer,

on va intégrer cette victimisation à notre identité, on va se dire qu'on est faible, notre estime de soi va baisser, etc,

on va rationaliser notre échec, on va se faire des raisons.

Et donc la prochaine fois qu'il y a un conflit, on va raisonner, et on sera moins confiant.

Et par conséquent on ne s'engagera pas.

Et donc on diminuera les chances de se faire blesser.

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De la même manière si on se lance dans une entreprise difficile et qu'on échoue, et donc qu'on gaspille beaucoup d'énergie.

Ce n'est pas bien d'un point de vue évolutif.

Notre cerveau il est taillé pour minimiser les dépenses d'énergie et surtout pour éviter les dépenses d'énergie inutiles.

Et donc si on échoue une entreprise, notre cerveau va se faire une raison et notre estime de soi elle va baisser.

Et avec ce système la prochaine fois on n'envisagera même plus d'essayer ce genre d'épreuve, on se dira que c'est hors de nos moyens pour préserver notre énergie.

Même si cette entreprise là est objectivement moins difficile et plus abordable que la précédente.

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Et ces deux exemples là bien sûr on peut les inverser.

Si on sort victorieux d'une épreuve, notre estime de soi va augmenter.

Et la prochaine fois on sera davantage optimiste et dans des prédispositions énergétiques, physiologiques et mentales de réussir.

Même si l'épreuve est plus difficile.

C'est ce qu'on appelle le Winner Effect.

Les petites victoires changent le fonctionnement de notre cerveau et nous permettent des victoires plus grandes dans le futur.

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Je vous invite à lire le livre de Ian Robertson à ce sujet, "The Winner Effect", si vous voulez en savoir plus.

C'est un livre que je place rang C.

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À ce propos, juste une petite note.

Je vous conseillerais beaucoup de livres sur cette chaîne.

C'est très important de lire pour moi.

Moins important que d'agir et de tirer des leçons de sa propre expérience, mais très important quand même.

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Je veux dire il y a des personnes qui ont vécu dans ce monde, et qui ont pris des années de leur existence pour mettre en forme les gemmes de connaissances qu'ils ont extrait de leur expérience.

Pour que vous et moi puissions accéder à cette expertise en une ou deux semaines.

Ce serait une grosse erreur de stratégie de passer à côté de tout ça.

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Bref, à chaque fois que je vous conseillerais un livre je mettrais le rang personnel que je lui attribue.

Les rangs ce n'est pas vraiment des notes qui indiquent la qualité du livre ;

c'est plus un indicateur complètement subjectif de ce que moi j'ai eu l'impression d'en tirer.

Je vous en reparlerais plus tard de ce système, mais il sert à aider à s'organiser parce qu'il existe beaucoup trop de livres intéressants pour pouvoir tous les lire dans une seule vie.

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Et au passage si vous n'aimez pas lire du texte, il existe plein de livres sous format audio de nos jours.

Moi c'est mon cas, je trouve ça assez pénible de lire du texte, donc je privilégie les livres au format audio autant que possible.

Je les mets sur mon téléphone et ça me permet de les écouter toute la journée quand je marche, quand je fais mes courses, quand je fais mes étirements, etc.

Bon la plupart des livres audio sont en anglais par contre, mais c'est une raison de plus d'apprendre à maîtriser cette langue.

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Bref revenons en à nos moutons.

Je disais que notre énergie est plus ou moins bloquée ou débloquée selon notre degré d'optimisme.

L'ancrage mental qu'on a du futur, positif ou négatif, impacte nos prédispositions.

Si on pense qu'on a nos chances de réussir, si on pense qu'on a une ouverture dans le futur, on va débloquer beaucoup d'énergie pour faire de ce futur une réalité.

Pensez à l'excitation que vous pouvez ressentir quand avant de réussir quelque chose, vous commencez à comprendre que vous avez moyen de réussir.

C'est ça l'engagement.

Et inversement quand vous commencez à comprendre que c'est mort, que vous n'aurez pas les moyens de réussir, que ça ne sert plus à rien, et bien tout s'éteint.

C'est le désengagement.


Et donc une fois qu'on a accumulé beaucoup d'expérience, notre cerveau développe des modèles pour anticiper et ancrer le futur de manière automatique, en réaction à ce que l'on perçoit.

Et ce qui se passe c'est que vis-à-vis d'une nouvelle situation particulière, le positionnement qu'on adopte en tant qu'être humain, engagement ou désengagement, est largement dépendant de la raison, de la narration et de l'identité qu'on s'est construite de par le passé ;

de ce qu'on croit qui est possible et impossible pour nous, de ce que j'appelle notre paradigme existentiel ou encore notre réalité individuelle.

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Le problème c'est que la raison, la narration et l'identité sont très subjectives.

Ce sont des construits complètement différents d'une personne à l'autre.

Dont l'essentiel s'est établit inconsciemment, notamment durant l'enfance, quand on était beaucoup moins en contrôle de nous-même.

Je veux dire quand on arrive dans ce monde on est un peu comme une feuille qui se fait porter par tous les courants d'air sans rien comprendre à ce qui lui arrive.

Sans aucun contrôle sur l'ajustement de la construction de notre réalité interne.

Pendant des années, voire des décennies.

Avant de développer la conscience de ce qui se passe vraiment et de pouvoir s'organiser.

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Mais le truc c'est qu'une fois arrivé là, il y a des fondations qui sont déjà posées.

Des modèles de raisonnements qui sont enracinés et qui s'activent en réaction aux situations que l'on vit.

Et l'usage de la raison a tendance à nous faire renforcer notre petite réalité individuelle subjective et ses trames narratives.

Il y a une forme d'inertie.

Qui peut se transformer en une forme d'emprisonnement maladaptative, si on raisonne sur de mauvaises fondations,

si on raisonne sur ce qu'on appelle des croyances limitantes qui ne reflètent pas notre véritable potentiel.

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J'en reparlerais plus en détails dans la partie 5 de cette série, dans laquelle on commencera à aborder une vision beaucoup plus globale des biais limitants et des angles morts du cerveau.

Mais en gros le cerveau humain il n'est pas fait pour internaliser le monde extérieur dans toute sa complexité et ses potentialités objectives.

Il n'est pas non plus fait pour être complètement optimiste, ou complètement pessimiste.

Il est fait pour utiliser différents systèmes de telle sorte à créer un paradigme existentiel permettant de vivre l'histoire de son identité dans son petit environnement.

C'est à dire qu'un paradigme existentiel, c'est une réalité protectrice, une modélisation simplifiée de l'environnement et de la vie.

Et donc quand on raisonne, on a tendance à renforcer cette modélisation simplifiée du monde et de la vie qu'on s'est créé.

On renforce le rêve. Ou le cauchemar.

Et donc sans entraînement conscient on n'a pas la possibilité d'utiliser nos sous-systèmes perceptivonarratifs d'optimisme et de pessimisme comme bon nous semble.

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Être optimiste par principe, c'est comme apprendre à lire et à écrire.

C'est une forme d'éducation.

Parce que sans apprentissage, sans méditation consciente, on se connecte à l'optimisme et au pessimisme de manière automatique ;

par rapport à nos peurs primitives, par rapport à nos expériences passées, par rapport à nos croyances, à nos habitudes, à nos conditionnements, etc.

Pour certaines choses on est automatiquement optimiste, pour d'autres on est automatiquement pessimiste.

Par conséquent quand tout va mal dans notre vie et qu'on ne trouve aucune échappatoire, si on raisonne sur sa situation vis à vis de ses connaissances et de son identité actuelle,

on va avoir tendance à confirmer qu'effectivement tout va mal et donc...

se mettre dans une position de désengagement, s'enfermer dans ses problèmes et ne rien pouvoir faire d'efficace pour s'en sortir.

Parce qu'on n'est pas dans les bonnes prédispositions énergétiques et physiologiques.

Et qu'on crame le peu de ressources qui nous reste pour créer des raisonnements négatifs.

C'est presque du conditionnement à l'échec.

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Quand le système de raisonnement qui est censé nous protéger en régulant notre engagement se développe mal, ça peut causer des boucles négatives et pathologiques.

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Et les seules actions que l'on va entreprendre dans cet état,

c'est essayer de s'échapper du problème objectif en créant des échappatoires à travers la consommation, à travers les médicaments, à travers le virtuel, etc.

En gros si on raisonne quand tout va mal, on n'arrive pas à se connecter à notre sous-système d'optimisme.

Tout pousse à rester connecté au pessimisme.

Alors que si on se détache de la raison, de son identité et de sa situation narrative, si on se détache du paradigme existentiel qu'on a construit jusque là et qu'on se traîne,

on va pouvoir réussir à casser la boucle et se connecter à notre sous-système d'optimisme et donc générer de l'optimisme à partir de rien.

Et ainsi prendre un positionnement d'engagement et débloquer l'énergie de tenter des comportements originaux pour se confronter à et se sortir du problème objectif.

Des comportements incohérents et déraisonnables vis-à-vis de notre paradigme existentiel et de notre sens du réel, qu'on aurait jamais cru qu'on était capable de faire, surtout dans notre situation narrative actuelle.

...

En fait on peut bêtement, naturellement et inconsciemment se laisser emporter par nos émotions négatives et s'attacher aux boulets de notre narration de la vie.

C'est à dire refuser de lâcher prise sur notre mal-être quand on vit un épisode négatif,

et donc faire endurer et empirer les choses en s'attachant à cette identité de victime.

Se priver d'utiliser les systèmes et les émotions positives dont on dispose à l'intérieur.

...

C'est incroyablement stupide, mais on a tous une tendance naturelle à le faire je crois.

Puisqu'on a tous une tendance naturelle à voir notre histoire comme des événements qui nous arrivent de l'extérieur, et sur lesquels on a aucune influence.

...

Alors que cette histoire et ces événements sont en majeure partie des interprétations de l'identité de notre esprit.

Ce sont des expériences produites par le cerveau.

C'est nous qui les faisons arriver de l'intérieur ces événements de notre histoire, par la connexion qu'on entretient avec nos différents systèmes permettant de rêver la réalité et de générer notre expérience.

...

Quand la perception existentielle d'une personne est calibrée négativement parce qu'elle a, ou a eu plein de problèmes dans sa vie ;

peu importe les circonstances de son futur elle va toujours avoir l'impression de subir.

Parce que ça fait partie de son identité.

Elle est super-connectée à tout ça là haut.

Et donc c'est seulement en arrêtant d'incarner et de s'identifier mentalement au personnage qui subit les problèmes ;

que l'on peut incarner la force qui agit sur ces problèmes.

Que l'on peut déconnecter notre conscience des systèmes négatifs auxquels notre identité est attachée.

Que l'on peut avoir librement accès à nos pouvoirs internes, et ainsi avoir le recul et les moyens de faire évoluer son identité.

Et donc être en mesure de se responsabiliser consciemment vis-à-vis de l'ajustement de cette couche d'anticipation, de régulation et de protection qu'est le paradigme existentiel qu'on a construit avec notre raison.

Et non pas laisser ces circuits de raisonnements tourner et s'ajuster inconsciemment.

Parce que souvent ça ne marche pas très bien l'ajustement inconscient de la raison,

ça fait plus de mal que de bien,

Ça ne régule pas avec les bons critères.

Parce que les biais de raisonnement inconscients de notre cerveau sont en décalage avec l'environnement culturel moderne.

L'évolution culturelle est allé beaucoup trop vite pour que la biologie de notre cerveau ait le temps de s'ajuster intelligemment à la vie moderne.

En l'état, notre cerveau il ne cherche pas du tout à ressentir des émotions positives et être optimiste sans raison.

Pour lui c'est juste des outils comme les autres permettant d'articuler un paradigme existentiel pour vivre la vie de son identité.

Notre cerveau il s'en fiche que notre identité soit sur-connectée à plein de systèmes négatifs.

Il n'y a pas de système automatique pour comprendre que ça n'a aucun intérêt de développer une identité pareille.

...

...

Hélas à cause de notre perception existentielle, on n'est pas non plus prompt à raisonner sur tout ça naturellement,

on n'est pas du tout fait pour placer sa conscience au dessus de sa propre identité.

Au contraire, on vit et on raisonne dans l'expérience de notre identité.

On a beaucoup de mal à se mettre au dessus.

C'est une sorte d'angle mort perceptif.

La preuve c'est qu'on est en 2017 et les idées que je défends sont très loin d'être connues.

On est des êtres complètement immergés dans l'identité et la narration du rêve de notre vie ;

on est fait pour trouver les solutions aux problèmes à l'extérieur, et donc on ne réfléchit pas instinctivement aux problèmes et aux solutions intérieures.

Il faut beaucoup de prise de recul pour le faire.

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Il y a des gens ils restent connectés toute leur vie avec leur sous-système de pessimisme, en croyant vraiment que leur malheur c'est la faute du monde extérieur.

En croyant percevoir la réalité de manière objective.

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Je suis sûr qu'on connaît tous une vieille peau qui trouve toujours le moyen de se plaindre, un type parano qui se croit toujours agressé personnellement, un autre qui voit des complots partout, un autre qui trouve tout génial et fantastique, etc.

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Pour le meilleur et pour le pire, on est complètement focalisé sur nos projections extérieures sans jamais questionner l'ingénierie et le paramètrage du projecteur.

Le dénominateur commun de toutes nos expériences.

C'est pour ça que les médicaments placebo ça fonctionne bien.

Il n'y rien qui soigne dans une pilule placebo si ce n'est la relation perceptivonarrative qu'on a avec cette pilule.

C'est à dire que le simple fait que notre esprit projette la pilule comme étant un médicament,

le simple fait qu'on la perçoit comme une solution extérieure qui a un sens narratif vis-à-vis de la situation de notre identité,

une solution qui se fait au sein de l'expérience que l'on génère,

suffit à déclencher nos mécanismes internes de guérison.

...

Et quand on est malade, plutôt que de méditer et se reposer, c'est ça qu'on cherche en priorité ;

de la médecine externe dont le personnage de notre histoire a besoin en ce moment.

La médecine externe qui est pourtant dans l'absolu moins efficace que la médecine interne ;

notre corps a tout ce qu'il faut à l'intérieur pour se régénérer de la plupart des traumas.

C'est une véritable pharmacie.

Mais le problème c'est que de la même manière que notre positionnement et notre énergie interne ne se débloquent pas comme ça, ne répondent pas au doigt et à l’œil,

notre pharmacie interne c'est une pharmacie qui ne dépend pas de notre contrôle cérébral et qui s'ouvre seulement quand notre identité est ouverte à la guérison, quand ça colle avec sa narration.

...

Tout est imbriqué avec la narration identitaire.

Donc on n'a pas de contrôle conscient direct et précis sur cette pharmacie interne.

Très loin de là.

Les gènes qui sont activés, les hormones qui sont secrétées dans notre corps, dépendent de la signature de notre ressenti,

dépendent de la situation que l'on a l'impression de réellement vivre au sein de notre histoire.

Encore une fois tout est connecté.

L'expérience narrative qu'on a l'impression de vivre, ça envoie plein de signaux à notre physiologie.

...

C'est pour ça qu'une des compétences ultimes que l'on peut acquérir en tant qu'être humain, c'est de couper la narration du film de notre vie.

Parce que si on arrive à se sortir la tête de tout le drama qu'il se passe dans notre rêve de la réalité, ben ça fait le même effet que de se réveiller d'un mauvais rêve ;

ça soulage plein de tensions, et on se sent libre.

Ça crée une forme de remise à zéro ;

il n'y a plus d'inertie, plus de boulet à traîner, et on peut se reconnecter avec les systèmes qu'on veut pour générer une expérience plus saine.

...

Et d'ailleurs c'est pour les mêmes raisons, c'est à dire pour éviter les tensions et le stress, que tout être humain est de base, encapsulé dans une vision réductrice du monde blindée d'angles morts.

Dès que notre niveau de cortisol, notre niveau de stress augmente, notre perception se referme automatiquement sur nous même.

Et donc aujourd'hui évidemment on ferme les yeux sur énormément de problèmes qui se passent dans le monde.

Pas fondamentalement parce qu'on est des trous du cul égocentrés ;

mais parce qu'on a tout simplement pas les moyens de supporter toute la tension et le stress que la conscience permanente de ces problèmes engendrerait

C'est juste trop lourd.

On n'est pas fait pour gérer un telle quantité d'événements et d'éléments.

C'est très très récent la mondialité à l'échelle de l'histoire de l'être humain.

On n'a pas les outils cognitifs biologiques taillés pour gérer ça naturellement comme des boss.

On est taillé pour les petits environnements beaucoup plus paisibles.

...

Et donc avoir la capacité de gérer la modernité correctement, c'est quelque chose qu'il faut apprendre de manière responsable.

...

Encore une fois on en reparlera plus tard de tous ces aspects là,

l'effet placebo, les angles morts de la conscience, l'encapsulation dans une perception réductrice et protectrice du monde,  etc.

J'ai beaucoup beaucoup de choses très intéressantes à vous raconter là dessus.

...


Mais ce qu'il faut comprendre pour le moment c'est que notre cerveau est un producteur d'expérience et que notre organisme est capable de ressentir plein de choses qui viennent de l'intérieur.

On va appeler ça des émotions internes pour simplifier.

Et par défaut notre cerveau ne nous fait pas ressentir nos émotions internes comme ça au hasard, il faut qu'il y ait un sens perceptivonarratif ;

il veut des conditions, des raisons existentielles de nous les faire ressentir ces émotions.

Il veut un "pourquoi".

On est ce qu'on appelle des êtres téléologiques, qui ont besoin de sens et de finalité pour mener leur existence.

...

Encore une fois en tant qu'être humain on romantise naturellement le sens de la vie et l'existence des choses.

La narration ça fait fondamentalement partie de la nature humaine.

...

Et donc notre cerveau veut des conditions, des raisons existentielles de nous faire ressentir nos émotions internes.

Et ces conditions, ces raisons existentielles elles sont très dépendantes de l'identité et du paradigme existentiel qu'on s'est construit.

Certaines personnes sont joyeuses pour un rien, d'autres ont besoin d'énormément de raisons pour être heureuses.

On a chacun nos règles, propres à la façon dont on a de rêver le monde et notre existence.

...

Du coup chacun d'entre nous produit de l'expérience de manière différente,

selon le paramétrage de ces règles dans notre cerveau.

...

Le problème c'est qu'on peut se faire du mal à soi-même avec le paramétrage de nos règles.

On peut être énervé pour un rien, avoir besoin de tas de choses pour ne pas se sentir anxieux, et en plus avoir des difficultés à se motiver par exemple.

Donc il faut apprendre à réécrire les règles de notre rêve, à réajuster notre identité, à changer de paradigme, à se faire des raisons qui nous aident par principe.

De sorte à pouvoir se connecter facilement à nos systèmes et nos émotions positives.

Et se déconnecter et rester déconnecté de nos systèmes et de nos émotions négatives.

Et ainsi produire une meilleure expérience de la vie.

Ou tout du moins une expérience qui peut nous faire avancer.

...

Moi par exemple j'ai plein de raisons existentielles d'être motivé, d'avoir le feu intérieur, de me lever tous les matins et travailler sur mes projets jusqu'au soir.

Je ne m'arrête pratiquement jamais.

Et je n'ai pas de problèmes avec ça,

j'ai la rage de vaincre, j'utilise mon passé pour me propulser.

Donc ça c'est cool comme règle je la garde.

Je l'entretiens même cette narration identitaire.

J'ai une liste énorme de raisons de rester motivé, pour ne pas oublier d'où je viens et pourquoi tout cela a une importance, pourquoi je ne dois pas gâcher mon temps.

Je maintiens ça dans mon identité.

...

C'est tellement facile de nos jours de se faire aspirer son temps par des conneries distrayantes ;

de finir par oublier les choses qui étaient si importantes pour nous, des choses qu'on s'était promis dans le passé ;

et après de se dire  "Oh je ne comprends pas, la vie est passée et mes rêves ne se sont jamais réalisés".

...

Non société de consommation tu n'auras pas mon âme !

Je resterais maître de mon expérience dans ce monde,

va distraire et détourner le cerveau d'un autre.

...

En revanche une des règles par principe que je me suis rentré dans le crâne pour calibrer mon identité et ma façon de rêver mon existence, c'est de ne laisser aucun désagrément m'arrêter.

À ce niveau là je suis complètement a-raisonnable !

C'est à dire qu'aucune raison extérieure n'est suffisante pour connecter mon esprit au pessimisme et me mettre dans un positionnement de désengagement.

Même une grosse tempête de merde.

Et une autre règle c'est que je n'ai besoin de rien pour être optimiste et serein.

C'est comme ça. On peut être optimiste, confiant, serein, etc, par principe, de manière inconditionnelle, en tant que part essentielle de son identité,

puisque ce système il est à l'intérieur comme tous les autres.

Il faut juste s'entraîner à y accéder sans nécessiter de conditions.

...

Pour la plupart d'entre nous on a jamais pris le temps de définir comment ces sous-systèmes et ces émotions qu'on a à l'intérieur doivent se déclencher.

On pense que ça fait partie de notre façon d'exister, de notre personnalité, et que c'est inchangeable.

Mais c'est complètement faux !

...

Je suis désolé de vous l'apprendre mais la plupart d'entre nous ont une personnalité qui est très conditionnée par le contexte culturel par exemple.

On est en grande partie un produit de notre époque.

...

Et d'ailleurs au cours de notre existence toute notre personnalité et notre façon d'exister ça change tout seul en adaptation à notre mode de vie et à nos expériences.

Ça fait partie de notre identité,

et notre identité c'est quelque chose d'évolutif.

Vous n'allez pas me dire que vous étiez exactement la même personne il y a 10 ou 20 ans.

Non, on évolue heureusement.

Qu'on le veuille ou non, nos circuits de raisonnements, nos schémas de réactions, nos conditions pour se connecter à nos émotions internes, etc,  évoluent sans cesse.

...

Et cette évolution, on peut s'en responsabiliser plutôt que de la subir en réaction à tout ce qui se passe dans notre vie.

...

Et donc en ce sens, moi, ma position mentale,

je m'en responsabilise.

Je ne la laisse pas se définir de manière inconsciente ou en réaction aux circonstances.

C'est moi qui la prend consciemment et je ne laisse rien me désaligner.


Et par conséquent mon énergie ne dépend pas d'un raisonnement conditionnel.

Je peux l'utiliser pour m'engager dans ce que je veux.

...

Et je veux changer le monde !

...

C'est déraisonnable de vouloir changer le monde.

On est bien d'accord.

Si je ne m'étais pas entraîné à déconnecter mon engagement de ma raison, mon cerveau ne m'aurait jamais laissé envisager sereinement cette position vis-à-vis d'une idée pareille.

Je n'aurais pas pu ancrer ce futur.

Rien que d'y penser, ça m'aurait fait flipper, ça m'aurait donné le vertige, ça m'aurait fait douter, ça m'aurait fait rire, etc.

Je m'aurais dit "Changer le monde ? Nan arrête c'est pas possible t'es tout seul, qu'est-ce que tu veux faire"

Je m'aurais dit "Oh mon dieu, mais qu'est-ce que vont penser les autres de moi si je tente ça"

...

Bref j'aurais trouvé ça automatiquement ridicule et absurde.

Pour me protéger de cette ambition risquée.

...

Et quand bien même j'aurais tenté l'aventure,

à la première grosse difficulté,

J'aurais commencé à douter.

Je me serais dit que j'ai visé trop gros.

Que ce n'est pas à ma portée.

...

Comme si pour changer le monde on était obligé de tout faire d'un coup sans s'arrêter.

Alors que non. C'est une entreprise à très long terme.

Qui va se développer brique après brique.

...

Mais notre cerveau n'est pas pré-câblé pour raisonner sur le long terme.

Dès qu'on envisage un gros projet on raisonne un peu comme si on allait devoir tout produire d'un coup sans s'arrêter.

Et donc ça nous éloigne presque instinctivement de ce genre de projets.

On n'arrive pas à prendre en compte la maturation et les compétences que l'on va développer sur le chemin,

les ramifications qui vont émerger,

la possibilité que l'on a de prendre notre temps pour fait mûrir les choses sans pour autant mettre tout en péril, etc, etc.

...

On raisonne comme ça parce que c'est assez récent à l'échelle de l'histoire de l'évolution de pouvoir distribuer et partitionner les efforts d'un projet.

L'évolution n'a pas eu le temps de pouvoir bien intégrer ça dans notre interface perceptivonarrative.

...

Imaginez devoir construire un scénario de roman sans support pour écrire et retenir ce que vous avez déjà construit.

Ça paraît impossible.

Bah dites vous qu'on raisonne comme ça inconsciemment pour tout ce qui n'est pas conventionnel.

On n'arrive pas à prendre en compte ce bénéfice moderne de la distribution des développements dans le temps et dans l'espace.

...

Alors que ce bénéfice est énorme et réel.

Si on réfléchit à toutes les prouesses modernes de l'être humain.

On se rend compte qu'absolument tout dépend de cette distribution et cette partition des développements dans le temps et dans l'espace.

...

Ce n'est pas que notre cerveau individuel a évolué et qu'on est devenu structurellement plus intelligent que nos ancêtres.

Non.

C'est que la façon d'utiliser notre intelligence a changé.

...

Prenez le cas de la science par exemple.

Son développement dépend de plein de scientifiques différents, à travers plein de périodes de temps différentes.

Et récursivement, à plus petite échelle, le développement apporté par chaque scientifique dépend lui aussi de plusieurs périodes de temps dans l'existence de ce scientifique, et des travaux de plusieurs autres scientifiques différents sur lesquels il se base.

...

Si vous y réfléchissez bien vous réaliserez que votre existence toute entière est en grande partie définie par ces réactions de développement en chaîne.

Ce que vous mangez aujourd'hui, ce que vous faites de votre temps aujourd'hui, ce que vous faites comme profession aujourd'hui, les idées auxquelles vous réfléchissez aujourd'hui.

Il y a plein de choses que vous n'auriez pas pu faire sans cet héritage de votre propre passé, mais aussi plus largement sans cet héritage culturel de ceux qui ont vécu avant vous, et même de ceux qui vivent en même temps que vous.

Et donc il ne faut jamais sous-estimer la puissance causale d'un développement qu'on entreprend dans le présent, au sein de notre vie et de notre culture.

Parce que la culture, comme le cerveau, est une mémoire.

Une mémoire institutionnelle.

Les choses que vous faites dans votre vie et dans notre culture aujourd'hui.

Le petit domino que vous poussez.

Pourrait bien avoir des conséquences beaucoup plus grandes que vous ne pouvez l'imaginer.

À la fois dans votre futur particulier.

Mais aussi dans le futur global de l'humanité.

...


Encore une fois, notre cerveau n'est pas pré-câblé pour prendre en compte tous ces aspects modernes de distribution et de partition dans les raisonnements inconscients qui conditionnent et régulent notre engagement.

La première chose qui nous arrive quand on envisage sérieusement d'ancrer son futur sur un gros projet, c'est une forme de doute et de rétraction mentale.

On voit le mur à construire et non pas les briques à poser.

Alors que la vérité c'est qu'aucun mur n'a jamais été construit par l'être humain.

C'est notre cerveau qui simplifie les choses comme ça pour s'en faire une idée.

Dans les faits il n'y a que des briques qui ont été posées les unes après les autres.

...

Et à cause de cette perception simplifiée et distordue qu'on a, on n'aura pas réussi certaines choses à la fin de notre vie.

Pas parce qu'on en était incapable.

Mais parce qu'on n'aura pas essayé.

...

D'où l'utilité de se détacher de la raison pour pouvoir entreprendre des entreprises déraisonnables de manière efficace sans se faire parasiter l'esprit par de l'auto-sabotage.

Pour être à l'aise avec ces idées et ces projets un peu fous.

Pour essayer de voir si c'est possible en dehors de nos préjugés primitifs et protecteurs.

...

Et pour que rien ni personne ne puisse faire vaciller notre optimisme.

...

Et encore une fois pas parce que c'est cool d'être optimiste.

Mais parce que c'est stratégique et pragmatique.

...

À moins de vouloir faire les choses à moitié dans sa vie,

la meilleure façon d'avoir les moyens d'atteindre un objectif complexe c'est de croire de tout son être qu'on peut le faire.

Même si instinctivement on y croit pas vraiment.

Ça reste le seul moyen de s'engager à fond et de débloquer un maximum d'énergie pour faire de ce futur une réalité.

On s'en fout de ne pas savoir comment on va s'y prendre, on s'en fout si c'est audacieux par rapport à ce qu'on sait faire, on s'en fout si on n'est pas encore à la hauteur.

Il ne faut pas chercher de raisons d'être optimiste dans notre expérience identitaire actuelle.

Il faut chercher des raisons dans les systèmes qui génèrent notre expérience identitaire.

Et ces raisons là nous disent que c'est rationnel de ne pas se fier aux raisons de notre expérience identitaire actuelle.

Ces raisons là nous disent qu'on serait vraiment stupide d'avoir des conditions pour se donner à soi-même accès à ces pouvoirs qu'on a à l'intérieur.

Ces raisons là nous disent que pour se donner le maximum de chances de réussir, c'est tout à fait rationnel d'être déraisonnablement optimiste.

...

Parce que le système d'optimisme est connecté à plein d'autres choses.

Et que les conséquences du détournement contrôlé de l'accès à ce système, sur la dynamique d'ensemble de notre organisme, sont juste monstrueuses.

...

L'optimisme et le pessimisme ce n'est pas juste des points de vue que l'on peut se permettre d'entretenir et de contempler gratuitement, sans réelle importance, sans réel coût, sans réel impact sur la construction de notre identité et sur tout le reste.

...

Tant que tu n'es pas inconditionnellement et inébranlablement optimiste.

Tu freines tes propres roues en permanence, sans même t'en rendre compte.

Tu évites des choses sans même te demander pourquoi.

Tu es prisonnier d'une cage intérieure que tu ne peux voir que quand tu prends le temps de retourner ta conscience pour regarder à l'intérieur, dans cet angle mort perceptif que tu évites.

Que tu évites parce que tu n'as pas envie de réaliser que les barreaux de cette cage que tu portes partout où tu vas, ne sont autres que les organes de ce que tu appelles "moi".

Et que donc pour se sortir de cette cage, il faut nécessairement détruire une partie de soi.


...

Alors oui, comme pratiquement tout le monde freine ses propres roues.

Peut-être que le jour où tu deviendras déraisonnablement optimiste vis-à-vis de tes objectifs et que tu t'engageras à fond dans des choses où personne ne s'engage.

Que tu refuseras obstinément de percevoir tes difficultés comme des échecs.

Parce que tu comprends que l'échec est une histoire qu'on se raconte à soi-même pour se désengager et passer à autre chose.

Parce que tu comprends qu'en fait tu ne fais qu'apprendre à réussir de manière imperceptible.

Parce que tu comprends que la réalisation de tout objectif digne de ce nom demande des efforts considérables avant de porter le moindre fruit.

Parce que tu comprends que tu ne vas jamais fournir ces efforts si tu as ne serais-ce qu'une once de doute que ça ne réussira pas.

...

Parce que tu comprends que tu ne peux pas te dire que tu as sérieusement essayé de réussir quelque chose tant que tu n'as pas tout donné.

Tant que tu n'as pas remué ciel et terre et retourné toutes les possibilités que t'offre cette vie.

Et recommencer encore et encore.

...

Parce que tu comprends que sans agir et raisonner comme ça, tu vas finir par mourir sans savoir de quoi tu étais vraiment capable.

Sans être proche de le savoir même.


Et enfin parce que tu comprends que de toute manière il est bête de s'attacher à la peur de l'effort et de l'inconnu.

Parce que l'effort et l'inconnu sont inévitables... et désirables.

Sans eux, pas d'évolution.

Alors tu comprends qu'en fait c'est cool d'avoir des objectifs avec lesquels tu n'es pas à l'aise.

Car si tu savais déjà comment arriver à tes objectifs.

Alors ça ne serait pas des objectifs dignes de ce nom.


...

Ce jour là peut-être que les gens vont croire que tu es devenu fou.

Peut-être.

Mais la question que je me pose, c'est comment peut-on finir par réaliser des trucs de fous dans sa vie sans avoir cru à l'avance de manière folle à l'idée folle qu'on pouvait le faire ?

Donc effectivement, d'un point de vue conventionnel, peut-être que oui, tu seras devenu fou.

...

Mais au moins tu seras un "fou" libéré de lui-même.

Un "fou" qui prend en considération ses limites et ses angles morts dans sa façon d'être.

Un "fou" qui sait ce qu'il fait avec le véhicule que la vie lui a donné.

Un "fou" qui ne s'empêche pas de se donner les chances de faire des trucs de fous.

Un "fou" qui sait que son plus grand ennemi, le plus grand obstacle à son succès et à son bonheur, c'est lui-même.

...

Contrairement aux autres.

...

Celui qui croit que le fou est fou, est fou.

Car prisonnier d'une cage qui n'existe pas.


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Voilà qui clos la deuxième partie de cette série sur l’optimisme et le sens du réel.

On continue de parler de tout ça dans le prochain épisode !


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En attendant je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait.

Et si cette lecture vous a intéressé partagez là !

...

Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout,

Ciao



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Ces émotions et ces sentiments qui nous font laisser tomber #011

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Les origines du pessimisme #009

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