Le 22/04/2019

Le Grand Rêve de l'Existence #108



Question ! Quand on rêve la nuit... on est où ?
Dans notre rêve en train de vivre des expériences ? Ou dans notre lit en train de dormir et de produire le rêve ?

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'École des Héros du Monde Réel.


Pour le troisième épisode de la série sur l'éveil spirituel et la sortie de la matrice de la perception existentielle, la matrice de notre propre création.

...

Question.

Quand on rêve la nuit.

On est où ?

Dans notre rêve en train de vivre des expériences ? Ou dans notre lit en train de dormir ?

...

Ce n'est pas évident d'y répondre.

...

Mais cette question, gardez la bien en tête, ça va vous aider à comprendre ce que je vais raconter.

...

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Vous savez,

la raison pour laquelle quand on rêve la nuit on n'arrive pas à voir que c'est un rêve,

c'est parce qu'on n'arrive pas à prendre de recul sur la scène que l'on vit.

Quand on dort, à chaque instant de notre rêve, notre cerveau ne produit que la scène que l'on perçoit.

Mais ça on ne le réalise pas, parce qu'on est trop happé dans cette scène pour réaliser qu'il n'y a rien d'autre.

Quand on vit ce rêve, on infère que cette scène que l'on vit et qui évolue,

est une perception subjective d'un monde objectif beaucoup plus grand qui est en mouvement.

On infère que cette scène que l'on vit et qui évolue,

est une petite ouverture sur ce monde beaucoup plus vaste dans lequel on se trouve.

...

Cela dit si on pouvait prendre du recul, on se rendrait compte que ben en fait non,

à chaque instant,

il n'y a que la scène que l'on vit qui existe, il n'y a pas de monde.

Autrement dit on se rendrait compte que cette scène existe dans du vide et que notre cerveau joue un jeu avec nous.

Et donc c'est précisément parce qu'on ne voit pas au delà des bordures de la scène que l'on vit dans notre rêve,

que l'on croit à ce rêve.

On infère que les bordures de chaque scène n'existent pas.

...

Si on voyait ce que notre cerveau ne nous montre pas, le rêve tomberait à l'eau.

Mais évidemment notre cerveau a évolué pour ne pas nous montrer ce qu'il ne nous montre pas,

bien au contraire !

...

C'est seulement quand on se réveille, quand on change de perspective,

et que l'on repense au rêve dans le contexte hors du rêve,

que l'on se rend compte que l'on s'est joué un sacré numéro !

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Et ça qu'est-ce que ça nous indique ?

Ben ça nous indique que notre cerveau est plutôt un expert pour jouer des numéros capables de nous convaincre.

...

Quand on voit un film au cinéma c'est un peu pareil.

Il n'y a que les scènes du film qui existent, on est d'accord.

Le monde dans lequel se passe le film n'existe pas vraiment.

Mais comme on passe de scène en scène, on a l'impression que le monde du film existe au delà de la scène que l'on perçoit.

On rentre dans le jeu.

On infère que les bordures de chaque scène n'existent pas,

et que ces scènes sont juste des petites ouvertures sur un monde beaucoup plus grand dont on suit le déroulement.

Par exemple quand un personnage n'est plus présent dans une scène,

on infère que ce personnage il est toujours ailleurs, quelque part dans le monde du film.

Et c'est toutes ces inférences qui permettent à notre esprit de quitter le monde réel, et de rentrer dans le monde du film,

de lui accorder du sens.

Si on voyait les bordures des scènes,

et donc que ce serait bien visible que ce ne sont que des scènes qui sont cousues sur une autre réalité,

c'est comme pour le rêve, le monde du film tomberait à l'eau,

où tout du moins on serait beaucoup moins investi dedans.

L'immersion dépend d'un ajustement bien pensé de ce qui est montré et de ce qui n'est jamais montré.

Et qui donne cette sensation que tout ce qui est projeté existe.

...

...

Et donc pourquoi je vous raconte ça ?

Eh bien je vous raconte ça parce que même si le monde réel existe bel et bien,

on en fait exactement la même chose.

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...

De base, le monde réel, on l'aborde aussi scène par scène.

Fragment par fragment.

Petite perspective par petite perspective.

Et de ces scènes, on en fait un film à notre propre sauce.

Notre esprit est comme une sorte de projecteur.

Et d'une certaine manière, notre capacité naturelle à apprécier les films doit d'ailleurs être liée au fait que notre perception de la vie est déjà une sorte de film.

...

On conceptualise le monde réel, comme étant celui que l'on voit dans les scènes de notre perception.

Et on ne réalise jamais les bordures des scènes que l'on perçoit.

Alors que les scènes de notre perception sont tout aussi cousues sur une autre réalité que les scènes d'un film.

Chaque scène que l'on perçoit est chargée de présupposés sur l'existence.

Des présupposés que l'on ne questionne jamais.

Et tout ce que l'on perçoit de la vie, ce sont ces scènes de notre vie.

Pour la plupart, on ne quitte jamais cette interface utilisateur de la réalité pour explorer ce qui produit cette expérience utilisateur.

...


Et c'est ça qui fait qu'on ne réalise pas ce qu'est profondément la réalité.

En elles-mêmes, les scènes de notre perception de la vie sont toujours décontextualisées vis-à-vis de la nature profonde de la réalité.

Et c'est aussi ça qui fait que le théâtre de la vie fonctionne.

Sans toutes ces limitations, ces présupposés, et ces recontextualisations, il tomberait à l'eau lui aussi.

Si tout le monde voyait ce que nos cerveaux ne nous montrent pas, la vie sur Terre n'aurait rien à voir.

En fait, d'une certaine manière, on fait partie d'une sorte de grand jeu cosmique.

...

...

...

Au début de cette série d'épisodes, je vous disais que l'on vivait dans une matrice de notre propre création.

Une matrice à plusieurs niveaux.

Je vous avais brièvement expliqué à quoi ça correspondait de sortir du premier niveau,

et à quoi ça correspondait de sortir du deuxième niveau.

...

Et donc sortir du deuxième niveau de la matrice,

ou autrement dit sortir de la matrice de la perception existentielle,

c'est sortir de ces limitations, de ces présupposés et de ces recontextualisations là.

C'est sortir du jeu.

Et c'est vraiment très très troublant.

À partir de là tout change, et en même temps, rien ne change.

...

C'est un peu comme si vous étiez un personnage dans un film.

Un personnage qui pense qu'il y a quelques décennies de ça,

tout a commencé pour lui ;

il est né, il est rentré en scène dans le monde dans lequel il se trouve et il a commencé à vivre sa vie en suivant sa propre volonté.

...

Et dans ce film la seule chose à laquelle vous avez accès ce sont les scènes dans lesquelles vous êtes.

Dans certaines scènes vous vous rappelez de votre histoire.

Oh vous ne vous rappelez plus trop du début de votre vie,

mais malgré tout vous avez l'impression de savoir qui vous êtes et de savoir dans quel genre de monde vous êtes.

...

Mais, plus loin dans une scène du film, vous réalisez qu'en fait vous êtes dans un film ;

Que depuis le début, vous jouez votre rôle parfaitement comme vous deviez le jouer.

Que vous allez continuer à le jouer parfaitement comme vous devez le jouer.

Et que vous n'avez absolument aucun moyen de sortir de ce film.

Parce qu'au fond, vous êtes le film, et non le personnage.

...

Vous êtes ce qui écrit, dirige, réalise, projette et joue tout ce qui se passe dans le film dans lequel ce personnage est présent.

Vous n'avez jamais été à proprement parler ce personnage individuel dans le film.

Vous étiez juste identifié à lui.

...

Ce personnage dans le film, ce petit moi individuel auquel vous pensiez que votre existence se limitait,

étant d'une certaine manière un masque de l'intelligence beaucoup plus globale dont vous faites partie.

Comme une sorte d'acteur que l'on voit sur le devant de la scène,

mais derrière qui se cache le travail de réalisation de toute une équipe dont il est le réceptacle final.

Un acteur n'ayant au final qu'une responsabilité limitée dans la pièce qui se joue,

un acteur ayant pour seul rôle de jouer au mieux le rôle qui a été fait pour lui.

Une sorte d'enveloppe immatérielle qui est projetée dans le film,

pour identifier un ensemble d'éléments disparates et de processus hypercomplexes et impermanents, qui eux ne sont pas montrés dans le film.

...

Une enveloppe immatérielle qui est essentielle à la réalisation du tout, mais qui est finalement complètement vide en elle-même ;

une sorte de marionnette holographique, une sorte de hologramme, faisant office de porte-parole pour tout ce que vous êtes vraiment,

mais qui en elle-même ne sait pas grand chose, et serait bien incapable de tout réaliser toute seule.

Autrement dit, juste l'un des nombreux éléments de l'hyper-complexe composition de votre existence.

...

Encore une fois, ce personnage pense qu'il est né, qu'il est rentré dans le monde dans lequel il se trouve et qu'il a commencé à vivre sa vie en suivant sa propre volonté.

Et quelque part c'est vrai.

C'est vrai de dire que depuis sa naissance, chaque acteur du grand théâtre de la vie enacte le rôle pour lequel il est fait, le rôle qui sied la volonté qui est active en lui.

Mais il est également vrai de dire que ce rôle et cette volonté ne sortent pas de nulle part,

qu'ils sont dans la continuité de l'héritage qui leur a donné naissance,

et qu'ils sont ainsi parfaitement connectés avec la grande pièce qui se joue dans ce grand théâtre de la vie.

La volonté de chaque acteur est à la fois sa volonté et la volonté du tout.

...

Ainsi, la naissance de l'individu est en soi un concept assez théâtral.

Notre seul moyen de naître et d'exister en tant qu'individu,

notre seul moyen d'entrer en scène dans le théâtre de la vie,

notre seul moyen de faire cette expérience de la vie humaine,

c'est de jouer un jeu et d'oublier qui on est vraiment.

...

D'un instant à l'autre de notre existence, notre ancien moi a toujours donné naissance au nouveau moi.

En vérité, avant ce que l'on croit être notre naissance, on n'avait pas moins de pouvoir sur notre détermination qu'après.

C'est juste qu'à petite échelle, on ne garde aucune trace de ce qu'est notre existence à grande échelle.

...

Comme je vous le disais au début de cette série d'épisodes,

la condition humaine est très étrange dans le sens où c'est très difficile pour nous de voir à quel point elle est étrange.

Notre personnage évolue dans le film de sa vie.

Et il n'a aucun sentiment d'être le masque de quelque chose d'autre.

Il n'a aucun réel sentiment d'être limité dans son évaluation de lui-même.

Il n'a aucun réel sentiment que quelque chose le retient de percevoir certaines choses.

...

Et c'est ça qui rend si difficile notre évolution.

On a une image extrêmement pauvre et biaisée de ce qu'on est et de nos limites.

...

Bref, quand vous commencez à sortir de la matrice du film de votre vie,

vous réalisez que les petites scènes auxquelles vous avez accès,

ne sont pas comme elles sont pour refléter une forme d'objectivité externe permettant à votre personnage de s'orienter dans le monde.

Non, vous réalisez que les petites scènes auxquelles vous avez accès sont intelligemment créées comme elles sont pour animer le théâtre de la vie,

et faire évoluer ce grand phénomène dans une certaine direction.

Vous réalisez que vous êtes grosso-modo le système de guidage très complexe d'un phénomène naturel hors du commun.

Vous réalisez très clairement que vous n'êtes pas simplement cet ego que vous sentez dans les scènes dont vous faites l'expérience,

mais que vous êtes l'expérience en elle-même.

Et notamment cette lumière émotionnelle qui inspire et guide le voyage de votre personnage dans le film.

Et qui vous fait penser, valoriser, agir, choisir, répondre et évoluer de la manière dont vous le faites ;

lumière émotionnelle, qui mène activement le personnage là où il ne sait pas encore où il va, mais où il doit aller ;

lumière émotionnelle, qui d'une certaine manière précède complètement la naissance et l'existence du personnage,

et qui progressivement le destine à son destin ;

lumière émotionnelle, qui est née du tout,

qui est héritée par différentes individualités,

mais qui dépasse et traverse complètement toute individualité de passage dans le flux continu de l'existence.

...


Encore une fois, à partir de cette réalisation tout change, et en même temps, rien ne change.

Parce que en réalisant tout ça, on réalise que ce que l'on vient de réaliser était en place et en marche depuis tout ce temps.

Et que donc seule notre perception a changé.

...

Et surtout rien ne change parce que comme je vous le disais dans l'épisode 57,

le jeu de la vie, il fonctionne comme il fonctionne en partie parce qu'on ne regarde pas comment il fonctionne.

Ça fait partie du jeu.

À un niveau inconscient, l'intelligence en activité dans notre organisme sait que la vie est un putain de théâtre.

Elle sait que tout repose sur une manipulation artistique de la réalité.

Elle sait que si tous les acteurs regardent derrière les rideaux, la vie ne sera plus la même.

Parce qu'on a besoin d'au moins deux joueurs pour jouer à un jeu.

Et c'est pour ça la plupart des acteurs n'essaient même pas de regarder derrière les rideaux alors même qu'ils incarnent des êtres conscients.

Ils ne le font pas par pur biais de survie.

...

Je veux dire regardez autour de vous, personne ne le fait.

C'est excessivement rare.

La plupart des acteurs de l'humanité sont complètement pris dans le jeu qu'ils jouent.

Ils suivent leur inspiration et énactent la grande pièce de théâtre sans vraiment savoir qu'ils le font.

Et ce n'est pas du tout un hasard.

...

On peut se demander mais pourquoi ?

Pourquoi toute cette manipulation d'informations, pourquoi toute cette dissimulation, pourquoi tout ce jeu.

Pourquoi ne pas nous donner la vérité telle quelle ?

Pourquoi notre esprit nous fait lui même vivre dans une matrice, ça n'a aucun sens.

...

Mais en fait si, c'est parfaitement logique.

Ne pas accéder à la vérité.

C'était notre seul moyen d'exister.

...

Et sur ce, on en reparle dans le prochain épisode,

En attendant, je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode, ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao


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