Les dangers d'un cerveau non contrôlé #065



Si tu ne cherches pas à te développer, ce n'est pas ton cerveau qui va chercher à se développer tout seul. Au contraire, ton cerveau, si tu le laisses aller, il a vite fait de devenir le prince des alibis et t'emprisonner sans que tu ne t'en rendes compte

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'école des héros du monde réel.

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À la fin du dernier épisode, je vous disais que non seulement notre esprit/cerveau comme celui de nos ancêtres,

c'est un esprit/cerveau qui par défaut a naturellement tendance à être territorial,

conservateur et enfermer notre conscience dans une petite capsule aménagée,

bourrée d'angles morts, ayant sa propre cohérence idéologique pour vivre sa petite vie.

Mais c'est aussi un esprit/cerveau qui plus généralement essaie d'éviter les erreurs et l'incertitude.

Un esprit/cerveau qui cherche la stabilité, la prédictibilité, le confort.

Un esprit/cerveau qui cherche à maximiser la survie en minimisant l'effort.

Un esprit/cerveau qui ne cherche pas à changer de paradigme existentiel, de contexte narratif et d'idéologie.

Un esprit/cerveau qui cherche à limiter ses dépenses d'énergie.

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Et en se comportant comme ça dans le monde moderne,

notre esprit/cerveau peut devenir notre geôlier parce que la vie épanouie n'est pas la survie.

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De manière générale la configuration de notre esprit/cerveau par défaut nous empêche de changer de mode de vie,

de tenter des nouvelles activités,

de penser à des idées et des approches nouvelles,

elle nous ancre dans des routines.

Bien souvent sans qu'on s'en rende vraiment compte !

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Notre esprit/cerveau par défaut, si on le laisse tel quel,

il nous fait vivre dans une petite capsule de conscience limitante.

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Si tu n'es jamais confronté à des difficultés extrêmes dans ta vie,

et que tu ne cherches pas délibérement à te développer,

ce n'est pas ton cerveau par défaut qui va chercher à s'engager et se développer tout seul.

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Au contraire, il faut aller contre la dynamique de son cerveau par défaut pour se développer.

Parce que le cerveau par défaut il n'a pas envie de s'engager.

Il n'a pas envie de se mettre au sport.

Il n'a pas envie de réfléchir pour changer son approche ou comprendre l'idéologie des autres.

Il n'a pas envie de se mettre à manger sain.

Il n'a pas envie de prendre de risque.

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Le cerveau par défaut il n'en a rien à foutre de tes buts supérieurs.

Le cerveau par défaut il te dit que ce n'est pas possible,

il se désengage,

il ne cherche qu'à faire survivre sa petite capsule de conscience,

sa petite idéologie et la petite identité associée à travers la narration pessimiste, l'autosabotage et l'étouffement de la dissonance cognitive.

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Le cerveau par défaut il se dit que le bonheur ça n'existe pas pour justifier le malheur de son identité.

Le cerveau par défaut il se dit que c'est la faute des autres et du monde si son identité ne va pas bien.

Le cerveau par défaut quand il voit qu'il n'arrive pas quelque chose il se dit "que c'est trop dur, que c'est impossible, qu'il n'y arrivera jamais" plutôt que de persévérer ou remettre en question sa méthode actuelle.

Le cerveau par défaut quand il contribue à un système qui va à l'encontre de ses valeurs il se dit "c'est comme ça que veux-tu, on ne peut pas pas faire ce qu'on veut dans la vie, il faut faire avec".

Le cerveau par défaut dès qu'il a un truc à faire il se dit qu'il va le faire "plus tard".

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Le cerveau par défaut il se dit que les gens qui ont réussi dans la vie ont eu de la chance, ont triché ou sont nés avec un talent spécial

pour justifier ses échecs et sa procrastination personnelle.

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Le cerveau par défaut quand il voit des gens se donner eux-mêmes la chance de réussir,

il se dit qu'ils prennent de gros risques ou encore qu'ils ne savent pas profiter d'une vie simple.

Le cerveau par défaut il se dit que les gens ne peuvent pas changer,

qu'il faut s'accepter comme on est,

parce que lui n'a pas envie de faire l'effort de changer ses mauvaises habitudes et de se confronter à ses propres problèmes.

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Le cerveau par défaut il connaît par cœur tous les nouveaux films, tous les nouveaux jeux, toutes les émissions, toutes les marques, toutes les pubs du moment

mais il se dit quand même qu'il a des difficultés à apprendre.

Et que de toute façon il n'a pas le "temps" !

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Le cerveau par défaut même s'il est assez malheureux il se dit que son mode de vie est très bien comme il est,

que c'est juste les autres qui ne le comprennent pas parce que leur mode de vie est inférieur au sien.

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Dit autrement, le cerveau par défaut, c'est le roi du bullshit, le prince des alibis.

Sa raison ne sert pas à le faire évoluer, sa raison sert à le conserver.

À s'enfermer dans une histoire illusoire.

...

Et comme le gros de la culture est faite avec des cerveaux par défaut,

qui cherchent le confort, évitent les obstacles, et étouffent la dissonance cognitive,

eh bien c'est la culture toute entière qui tendra naturellement toujours à être une prison anti-développement rassemblant et véhiculant des idéologies tout aussi réconfortantes, sécurisantes et conservatrices,

qu'elles sont limitantes et illusoires,

pour ne vexer l'identité de personne et justifier la médiocrité.

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De nos jours, toutes les vérités sont diluées pour offenser le moins de cerveaux possibles.

Toute cette façade politiquement correcte, toute cette atmosphère perchée, tout le formatage, les mauvaises nouvelles qu'on voit à la télévision,

à votre avis d'où ça vient ?

L'expression de notre encapsulation qui renforce nos peurs et nos plaisirs,

qui justifie nos croyances, qui nourrit notre petite trame narrative de la réalité...

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Je ne dis pas qu'il n'y a que de la merde à la télévision,

bien sûr,

je ne dis pas non plus que c'est diabolique,

je dis juste que c'est un media qui dans sa façon de fonctionner est révélateur de nombreux biais qu'on a en nous.

Un media révélateur de cette encapsulation de la conscience dont je vous parlais dans l'épisode précédent.

...

Toutes les mauvaises nouvelles du monde, tout le drama,

ouais ça on ne va pas les rater à la télévision.

Surtout si ça peut faire diversion.

Par contre les bonnes nouvelles du monde,

les vérités qui peuvent nous bousculer dans le bon sens et nous faire grandir,

le contenu qui peut élever notre conscience,

c'est un peu la disette.

...

La télévision tend à être un système de renforcement du cerveau par défaut.

Parce que l'offre et la demande implicite, le fonctionnement auto-réflexif de la réalité dont je vous parlais dans l'épisode 2, etc, etc.

Ce n'est même pas intentionnel et volontaire, c'est essentiellement implicite et émergent.

Et on en reparlera plus précisément de cette dynamique implicite.

C'est une sorte de petite capsule de conscience partagée en fait la télévision.

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Encore une fois,

il n'y a pas de complot ou de plan machiavélique pour expliquer ça,

ni pour expliquer la plupart des trucs qui ne tournent pas rond avec l'humanité d'ailleurs,

c'est juste la nature indomptée qui s'exprime.

La nature "supérieure" de notre esprit si l'on peut dire.

Celle qui gère notre existence, notre idéologie et notre identité.

Qui n'est pas forcément bonne.

Du tout.

Et bien souvent on est notre propre victime d'ailleurs.

...

Chacun de nos esprits est un artiste manipulateur.

Soit il crée des histoires qui nous servent.

Soit il crée des histoires qui nous déservent.

...

Là où les gens voient du conspirationnisme moi je vois juste l'expression incontrôlée des vices de l'esprit humain qui agissent à l'insu de notre conscience.

Des vices qui dorment en chacun d'entre nous.

Il n'y a personne qui en soit dénué.

Juste des personnes qui les maintiennent sous contrôle, et d'autres non.

Le truc c'est que les premières sont assez rares.

Parce qu'on n'apprend pas aux gens qu'il est nécessaire de se méfier de son cerveau et de le mettre à jour pour vivre une existence humaine digne de ce nom,

sans biais pourris pour nous parasiter la vie.

...

On a le potentiel d'atteindre des stages de conscience beaucoup plus évolués que nos ancêtres.

Notre conscience n'est pas condamnée à rester encapsulée dans une réalité limitante.

Mais élever sa conscience ce n'est pas automatique.

Ça requiert du travail particulier.

Du travail sur soi.

...

Et sur ce,

On continue de parler de ces joyeuseries de notre esprit dans le prochain épisode !

En attendant,

je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode, ça m'aide pour le référencement.

Et quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao

Développez votre conscience des fonctionnements de votre esprit et de la réalité,

et utilisez ce savoir pour élever votre existence !