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Rêveurs par Nature #060



Pour moi un être humain il ne s'arrête jamais de rêver. On est rêveur par nature. Les rêves du sommeil c'est une forme d'inception en fait. Quand on sort d'un rêve du sommeil, on en revient au rêve persistent de la réalité !

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'école des héros du monde réel.

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Vous savez pourquoi les scientifiques ont tant de difficultés à comprendre pourquoi on rêve la nuit ?

C'est parce que la plupart n'ont toujours pas compris et réalisé qu'on était déjà en train de rêver le monde quand on est éveillé.

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Pour moi un être humain il ne s'arrête jamais de rêver.

On est rêveur par nature.

Les rêves du sommeil c'est une forme d'inception en fait.

Quand on sort d'un rêve du sommeil, on en revient au rêve persistent de la réalité.

Et donc selon moi les rêves du sommeil, les rêves déconnectés de la réalité extérieure,

ça existe principalement parce que nos organismes avaient tout le matériel de préparé pour créer cette capacité.

Je veux dire un processus comme l'évolution est incapable de produire une fonction aussi complexe que le rêve,

permettant la création de mondes perceptifs,

juste pour rêver quand on dort.

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C'est absurde.

C'est trop improbable.

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Même si les rêves du sommeil ont beaucoup de rôles et d'utilités.

Croire qu'il y a un gap énorme, un gap qualitatif, une limite claire entre l'expérience qu'on a de la réalité et l'expérience que l'on a quand on dort,

je pense que c'est se leurrer.

C'est beaucoup plus probable que les rêves du sommeil soient une forme de recyclage de notre système perceptif.

Et donc que notre capacité de rêver des mondes de manière complètement autonome pendant le sommeil en dise long sur notre capacité de percevoir la réalité.

Et ça se tient.

Parce que d'un point de vue évolutif, on n'a aucune raison de percevoir le monde d'une manière objective.

C'est bien de recevoir certains signaux du monde extérieur de manière précise et pertinente,

notamment tout ce qui est relatif à la dimension spatiale.

Mais au delà de ça, c'est beaucoup plus intéressant d'aménager et de projeter sa propre vision des choses.

Notamment vis-à-vis de la dimension temporelle.

Un système cognitif purement objectif, qui traite le monde moment par moment, pour ce qu'il est sans aucune approximation,

bref un système qui met sans cesse à jour ses informations ;

non seulement c'est super coûteux en termes de ressources,

mais en plus ce n'est pas compétitif vis-à-vis d'un système qui a conscience d'un passé, d'un futur, de scénarios d'événements, de prédictions, etc.

Parce que ce système il est fondamentalement réactif, alors que l'autre est proactif.

...

Mais pour avoir conscience de tout ça, pour être proactif,

il faut tout un système interne pour se représenter les relations temporelles de manière compréhensible et à partir de là pouvoir générer des scénarios pour prédire et anticiper le futur avant qu'il ne devienne présent.

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D'où cette chose étrange, d'un point de vue objectif,

qu'est l'expérience humaine,

cette expérience subjective d'être une unité,

qui traverse le temps et l'espace à la première personne, en contrôlant sa propre destinée grâce à ses buts et ses intentions.

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...

Notre expérience perceptive du monde est dépendante de ce système interne permettant de se représenter et scénariser les choses.

Tout ce que l'on perçoit dans le présent,

au bout du compte c'est de la représentation et de la scénarisation proactive de ce qui se passe dans le monde extérieur.

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On ne reconstruit et rafraîchit pas toute notre représentation à la volée en permanence.

Ce serait beaucoup beaucoup trop coûteux en termes de calculs.

Non,

On projette des représentations et des schémas que l'on a déjà construit.

Et on modifie ces représentations et ces schémas seulement quand des informations pertinentes nous poussent à le faire.

Et par conséquent, percevoir, c'est davantage voir le passé et le futur, que voir le présent.

Le présent il a une influence minime dans la perception.

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On est sans cesse en train de projeter des représentations et des scénarisations pré-établies que l'on a à l'intérieur,

qui sont sélectionnées et ajustées par notre cerveau vis-à-vis de certains signaux présents que l'on capte à l'extérieur.

En gros on rêve en permanence, et on relie ce rêve avec certains signaux du monde extérieur pour ajuster à la fois le rêve interne et le monde externe.

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Certains auteurs dans le courant du codage prédictif ne parlent pas de perception en tant que rêve comme moi,

mais de perception en tant qu'hallucination contrôlée.

Techniquement les termes "hallucination" et "rêve" sont plus ou moins équivalents.

Mais je n'aime pas trop cette métaphore de l'hallucination,

parce que pour moi le rêve ça met en évidence tellement plus de choses vis-à-vis des relations internes et externes de l'expérience de la vie humaine.

Dont une forme d'affirmation créative sur le monde.

On est des êtres qui se font exister eux-mêmes dans le monde à travers la vision prédictive de ce qu'ils allaient être.

Quand quelque chose ne colle pas avec les modèles internes que l'on projette,

bien souvent pour que ça colle on ne va pas considérer ça comme une erreur de notre part et en conséquence changer nos modèles internes.

Non.

On va agir et changer le monde externe.

On va considérer que c'est le monde l'erreur qui doit changer.

Et ça qu'est-ce que ça décrit ?

Ça décrit l'affirmation des valeurs, des idéaux et des aspirations qu'on a à l'intérieur.

Ça décrit la visualisation de nos objectifs avant qu'ils ne deviennent réels,

ça décrit l'ancrage d'une vision du futur.

Ça décrit la détermination.

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On n'est pas des éponges qui vont changer leurs modèles et leurs idéaux internes parce qu'ils ne correspondent pas avec le monde externe.

Au contraire on va agir et se battre pour faire correspondre le monde externe avec nos modèles internes.

On ne va pas se laisser écraser.

...

Nous autres êtres humains,

on ressent des émotions négatives quand ce qui se passe dans le monde externe ne correspond pas à nos attentes internes,

à ce qui devrait se passer selon notre vision, selon nos critères.

Des émotions qui nous poussent à agir.

...

Et si c'est la réalité externe toute entière qui ne correspond pas à nos attentes ou qu'on ne trouve pas les moyens d'agir.

On a deux possibilités.

Soit on change ses attentes internes, on inhibe sa nature et on adapte son identité, de sorte à ne plus ressentir l'émotion négative.

Soit on ne change rien, on n'inhibe rien, on n'accepte pas cette réalité externe, et on souffre.

Et c'est ce qu'on appelle en gros la névrose.

Le conflit interne entre ce qui est, et ce qui devrait être.

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La névrose beaucoup de personnes disent que c'est la faute de l'individu qui n'arrive pas à faire avec la réalité externe.

Que c'est un problème d'adaptation.

Moi je ne suis pas vraiment d'accord.

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Parce qu'en acceptant systématiquement la réalité externe pour éviter la névrose,

on finit par accepter des choses qui ne vont vraiment pas du tout.

Et ce n'est pas adaptatif d'un point de vue global.

Donc non.

Notre système cognitif ne cherche pas toujours à adapter ses modèles internes au monde externe.

Au contraire, il cherche en grande partie à adapter le monde externe à ses modèles internes.

Il cherche à réaliser son potentiel.

Et c'est pour ça que l'on agit.

Notre système cognitif il s'en fout que ses prédictions soient fausses et en décalage avec la réalité.

Il ne cherche pas à être un miroir représentant à l'exactitude le monde externe.

Il va nous pousser à agir jusqu'à ce que ses prédictions deviennent vraies.

...

Donc ce n'est pas toujours adaptatif d'avoir un système cognitif qui essaie de s'adapter et de s'ajuster au  monde dans lequel il est.

Parce que si le monde est pourri on est dans la merde avec cette stratégie.

La névrose en fait c'est un appel au changement et à l'action.

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Bref on en reparlera de tout ça j'ai beaucoup de choses à vous dire là dessus.

En attendant,

je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode, ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle vidéo,

Ciao