Regarde loin devant pour avoir un bon équilibre #044



Quand le chemin est long et périlleux, c'est infiniment plus facile de ne pas se faire déséquilibrer si on regarde loin devant.

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'école des héros du monde réel.

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À la fin du dernier épisode,

Je vous disais que pour ce projet de Fondation MAGister j'avais déjà préparé pas loin de 400 scripts d'épisodes avant de lancer le premier épisode.

Je ne me suis pas dit, "oh je vais tester frêlement un petit épisode et voir ce que ça donne. Et si ça marche ben j'en ferais d'autres".

Non.

Ça c'est vivre dans la réaction.


Tenter sa chance et voir ce que ça donne,

C'est une attitude qui part du principe que votre engagement dépend de la réaction du monde extérieur.

Il y a de grandes chances que le monde extérieur il soit complètement indifférent à ce que vous faites au début,

voire qu'il vous pisse à la gueule.

Alors si votre engagement dépend de la réaction du monde extérieur vous vous tirez une balle dans le pied et compromettez le début de votre histoire.

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Si vous voulez augmenter vos chances de gagner indépendamment des circonstances,

il faut faire comme si vous aviez déjà gagné,

de sorte à être serein et pouvoir donner tout ce que vous pouvez donner.

Il faut avoir cette identité du gagnant avant d'avoir gagné.

Ça ne vous assurera pas à 100% de gagner,

mais ça va carrément augmenter vos chances.

Parce que vous serez connecté à votre optimisme et qu'en conséquence vous serez davantage dans des prédispositions énergétiques, physiologiques et mentales adaptées à l'action et à la réussite.

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Et si vous perdez quand même, ben vous n'aurez pas vraiment perdu, vous aurez simplement appris à gagner.

Et la prochaine fois ça sera plus facile.

Parce que les connexions à l'intérieur ne repartiront pas à zéro.

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La défaite n'est qu'un état de pensée du cerveau pessimiste.

Quand on est optimiste, soit on réussit, soit on apprend à réussir.

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Comprenez bien que la réalité extérieure commence à l'intérieur.

Pour dominer la réalité extérieure il faut avant tout dominer ce qui se passe à l'intérieur.

Il faut se dominer soi même.

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Quand j'ai commencé ce projet Fondation MAGister, je ne me faisais pas d'illusion, je ne m'attendais nullement à avoir beaucoup de vues, etc pendant très longtemps.

Je savais très bien que ça n'allait pas marcher bien fort.

Et que ce sera le cas, jusqu'à ce que ça marche.

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Donc je savais que j'allais devoir dépasser la dissonance,

que j'allais devoir me détacher de la réaction du monde et incarner la force qui agit,

jusqu'à ce que je développe mon propre momentum et que je perce dans l'inertie culturelle.

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Et vous savez quoi ? Ce n'est pas important que ces attentes soient vraies ou pas,

ce qui compte c'est que ça rend par principe indépendant mon engagement dans ce que je fais.

Ça rend ma gestion tellement plus facile, ça m'aide à dominer mon esprit, à rester serein, et me concentrer sur le développement du contenu.

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On en reparlera un jour, mais le décalage entre les attentes entretenues et la réalité extérieure,

c'est ça qui tue le moral des gens.

Et c'est pour ça que je promeus une approche progressive, méditative, détachée à la réussite.

J'ai un peu de mal à comprendre les gens qui font de grandes promesses de résultats.

Une personne qui est motivée par des grandes promesses de résultats, pour moi elle est mal barrée.

Parce que ce n'est statistiquement pas une motivation fiable.

L'issue par défaut pour un projet, c'est l'échec, pas la réussite.

La réussite c'est les exceptions.

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Et donc ce qu'il faut gérer dans la vie c'est l'intérieur avant l'extérieur.

Les résultats extérieurs doivent être les effets secondaires d'une vision et d'un travail que l'on parvient à mener sans.

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J'ai vu des gens sur youtube par exemple qui disent qu'ils ont du tenir pendant un an avant que leur projet décolle.

Et qui présentent ça comme un exploit de persévérance.

Pour moi ces gens ils ne se rendent pas compte que si au bout d'un an de travail,

ton projet il décolle, c'est que tu fais partie de la minorité qui a eu un chemin qui a bien fonctionné.

Donc un chemin plutôt facile à tenir en termes de persévérance.

La plupart des gens échouent un paquet de projets avant d'en réussir un.

Ils se font écraser par les bottes de la vie.

Et dans ces conditions si tu n'arrives pas à t'oxygéner toi-même,

c'est un tout autre challenge niveau persévérance.

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Pour moi, c'est quand tu peux gagner les combats intérieurs que tu peux gagner les combats les plus durs.

Quand tu peux continuer d'avancer efficacement quand tous les signaux et toute la perception extérieure ne cessent de te pousser à douter et à reculer.

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Mais le truc c'est que ce combat intérieur, ça n'a pas forcément besoin d'être un combat.

C'est à dire qu'avancer dans le monde comme une force indépendante,

ce n'est pas une question de consciemment faire barrage aux signaux extérieurs et de forcer comme un malade pour tenir.

Non, c'est une question de développer une mentalité qui rend ça beaucoup plus inconscient et naturel.

C'est à dire que si tu gères bien, les signaux extérieurs ne devraient même pas pénétrer ta conscience.

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En fait il y a grosso-modo deux stratégies pour être mentalement invincible.

Développer un mental d'acier de sorte à être capable d'encaisser tous les coups sans ralentir.

Ou se positionner de telle sorte à ce que les coups ne peuvent pas nous atteindre.

Un peu comme un mental océanique qui passe à travers les coups sans s'en préoccuper.

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La première stratégie c'est bien de savoir l'utiliser.

Mais il va s'en dire que sur le long terme, se baser sur la seconde stratégie est beaucoup plus efficient.

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Je me répète mais à notre époque,

réussir des choses qui nous dépassent,

il faut vraiment voir ça comme un marathon et non comme un sprint.

Et c'est avant tout une épreuve d'endurance avec soi-même en fait.

Car au final c'est à ce niveau que la friction se joue.

Et donc ce qu'il faut bien gérer ce n'est pas l'endurance en elle-même,

mais la minimisation des frictions qui la font diminuer notre endurance.

Plus on évite la possibilité de frictions, plus ça va être facile d'aller loin.

...

Les gens qui arrêtent en cours de route, ce n'est pas forcément parce qu'ils ne sont pas endurants mentalement,

mais c'est parce qu'ils subissent trop de frictions.

Ils laissent trop de choses rentrer dans leur tête.

Ils laissent trop de choses les atteindre.

...

Un des meilleurs moyens d'éviter la friction c'est de ne rien attendre du monde,

de filer droit comme une flèche.

...

La raison pour laquelle je me sens prêt à réussir personnellement.

C'est parce qu'il y a très peu de frictions en moi.

Encore une fois je ne produis pas mon contenu au jour le jour en cherchant à être motivé par les vues.

Non j'ai une vision globale de ce que je veux produire, et tout est organisé.

La plupart du contenu que je publie actuellement, ça fait pratiquement 2 ans qu'il est écrit.

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Et donc je m'en fiche de mes résultats actuels parce que j'ai tellement d'autres trucs à dire,

je sais qu'à l'échelle de la vision que j'ai,

je n'ai encore rien publié,

les gens ne peuvent encore rien voir.

...

Autrement dit je n'essaie pas de regarder comment mes flèches touchent la cible,

parce que c'est comme si l'ensemble de mon projet c'était une seule et même flèche qui n'en est qu'au début de sa course.

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Et ça, ça rend le processus tellement plus naturel.

Tu ne peux pas avoir l'idée d'abandonner quand tu sais que tu n'as encore rien donné.

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Pourquoi un champion il ne se laisse pas déphaser quand il fait un mauvais début de combat ?

Parce qu'il sait pertinemment qu'il n'a encore rien montré durant ce combat.

C'est impossible pour lui de prendre ce mauvais début de combat personnellement.

Autrement dit, le champion il n'a pas besoin que le monde lui confirme sans cesse sa valeur.


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Il y a 10 ans quand j'ai commencé à faire des projets.

J'étais en apnée psychologiquement.

C'est à dire que mon oxygénation psychologique dépendait du retour du monde.

Pourquoi ?

Parce que ma vision ne dépassait pas le présent.

Je ne prenais pas d'avance sur le monde.

J'étais trop proche de lui.

Et quand tu ne prends pas d'avance sur le monde, tu te mets dans une position de dépendance.

Tu cherches naturellement à ce que le monde confirme ta valeur pour te pousser à continuer.

La position en elle-même incite inconsciemment ton esprit à cette logique là.

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Du coup j'étais motivé de travailler quand j'avais une réaction du monde, ou tout du moins quand j'anticipais une réaction du monde.

Et donc quelque part j'étais esclave du monde.

J'étais incapable d'être motivé à continuer un projet si ça faisait des années que ça ne marchait pas.

...


Aujourd'hui ce n'est plus le cas.

Ma vision dépasse largement le présent, je prends de l'avance sur le monde

Et comme j'ai beaucoup d'avance, je ne cherche pas sa confirmation.

La position en elle-même coupe l'incitation inconsciente

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Et c'est une des raisons pour lesquelles je ne calibre pas trop ce que je dis dans mes vidéos d'ailleurs.

Et que je n'adapte pas mes messages pour faire plus facilement de l'audience.

Ce que je communique c'est grosso-modo du contenu auquel j'aurais aimé avoir accès si je n'en avais pas déjà la connaissance.

Ni plus ni moins.

Du contenu avec lequel je résonne, du contenu que je trouve qu'il manque sur Internet,

et pour lequel j'ai justement envie de combler ce manque.


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Actuellement je sais pertinemment que je suis un inconnu et que pratiquement personne ne va investir son temps dans le blabla d'un inconnu, c'est comme ça.

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En fait je pense le seul moyen de faire du contenu comme je fais et d'avoir de l'audimat conséquent,

c'est d'être une autorité.

Il ne faut même pas s'attendre à avoir de l'audimat conséquent sans ça,

car la nature humaine fait qu'on est instinctivement repoussé par l'idée d'investir beaucoup de ressources dans quelque chose sans être à peu près certain qu'on va tirer de la valeur.

Dès qu'on voit des vidéos un peu compliquées et qu'on ne connaît la personne qui parle,

on passe.

...

Mais cela dit, je n'attend pas d'avoir une autorité suffisante pour me permettre de faire des vidéos un peu compliquées.

Parce que dans ma tête, je prends en compte que dans le futur,

quand j'aurais déployé toute la vision que j'ai pour ce projet,

j'aurais gagné l'autorité pour que des gens investissent leur temps dans ces vidéos que j'ai produit dans mon passé.

...

Actuellement cette perspective est incroyablement dissonante avec la réalité extérieure ;

il n'y a absolument aucun signe externe qui me dit que je suis une autorité ou que je vais le devenir.

...

Mais comprenez bien qu'être à l'aise avec cette dissonance entre la réalité intérieure et la réalité extérieure est une condition nécessaire pour pouvoir évoluer, développer sa vision et se redonner forme.

Sans ça, on ne fait que se conformer.

...

Et c'est moche ça, se conformer.

Ça ne me plaît pas.

...

L'avenir nous dira si j'ai été présomptueux ou si j'ai bien géré mon coup.

Dans tous les cas, je m'en fiche.

Pourquoi ?

Mais parce que que je réussisse ou que j'échoue extérieurement avec mes vidéos,

intérireurement tout ça me fait grandir en tant que personne, c'est de l'entraînement.

C'est aussi pour ça que mon engagement est détaché du monde extérieur.

Et pour comprendre ça, je vous renvoie à mes vidéos sur la stratégie gagnante d'échouer ce qu'on s'efforce de réussir, qui commencent à l'épisode 22.

...

Et ça ne veut pas dire pour autant que je ne crois pas dans les actions que je fais.

Je crois en mes actions, sinon je ne les ferais pas.

Mais avec l'entraînement de dissociation émotionnelle, et la façon dont je perçois les choses j'arrive à être engagé dans ce que je fais tout en ayant un détachement vis-à-vis de l'issue que ça aura.

...

Je vous en reparlerais plus tard, mais dans la vie il faut apprendre à être à l'aise avec les paradoxes.

Et ça s'en est un très important de paradoxe avec lesquels il faut être à l'aise.

...

Je n'ai pas une once de doute que je réussirais.

Mais ça ne veut pas dire que je n'agis pas comme si je devais créer ma chance et que je me relâche comme si c'était déjà acquis.

Et ça ne veut pas dire non plus que je ne me planterais pas ou même que je serais surpris de me planter.

Encore une fois, ma philosophie de vie elle est articulée autour du principe de s'aider soi-même,

de garder par principe une attitude qui maximise notre potentiel,

et de garder cette bonne attitude indépendamment des circonstances,

jusqu'à la fin de ses jours.

...

Quand je dis que je n'ai pas une once de doute que je réussirais,

Ça veut dire que peu importe que je réussisse ou pas dans le futur, ça ne change rien au fait que ce soit la bonne attitude à avoir dans le présent.

Ça veut dire que le doute en tant qu'émotion, est un poids énorme s'il est mal utilisé.

Un poison qui entrave nos actions.

...


...

Et on reparle dans le prochain épisode.

Sur ce, je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait.

Et je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout,

Ciao

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