La Perception au Service de L'Existence #063



Notre esprit n'essaye pas de percevoir le monde objectivement et dans toute la complexité pré-existante qu'il pourrait avoir. À l'inverse, il réinvente le monde d'une manière simplifiée et spécialisée pour guider notre existence.

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'école des héros du monde réel.


Il y a des millions de possibilités d'analyser le monde.

Mais on est tous plus ou moins calibré sur le même niveau d'analyse.

Et c'est ce qui fait que l'on se comprend.

...

Cet épisode ça va être une petite synthèse de rappel sur ce que j'ai évoqué précédémment de la perception existentielle,

à savoir la perception au service de l'existence.

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En fait il faut bien comprendre que notre esprit n'essaye pas de percevoir le monde objectivement et dans toute la complexité pré-existante qu'il pourrait avoir.


À l'inverse, il réinvente le monde d'une manière simplifiée et spécialisée pour guider notre existence.

Notre esprit fait du monde un contexte narratif : celui de notre existence.

Dit autrement, notre esprit essaie d'interfacer notre petite existence dans le grand monde hypercomplexe dans lequel il se situe.

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Dans ce cadre, ce qu'on appelle la réalité c'est le monde tel qu'il est dépeint de manière adaptative, par notre esprit humain.

De sorte à créer la narration de notre histoire

Je vous en reparlerais beaucoup plus tard, mais selon moi l'expérience humaine est fondamentalement narrative.

Et donc l'esprit humain qui génère cette expérience, est un système fondamentalement narratif.

Un système qui est fait pour mener une existence, une histoire continue qui se poursuit jour après jour, du début jusqu'à sa fin.

Une histoire elle même composée de différentes trames narratives, elles mêmes composées de différents épisodes.

Trames narratives que j'appelle dans le cadre de ma thèse officielle, des continuités, des petites vies qui s'entremêlent dans la Grande Vie.

En gros on romantise naturellement le sens de la vie et l'existence des choses.

Tous les êtres humains ont à l'état naturel la conscience d'être un personnage dans un monde.

Un personnage avec une identité particulière, avec un passé, avec des buts, des intentions, des rôles, etc.

Un personnage qui vit des expériences positives, des expériences négatives ;

un personnage qui a des interactions avec d'autres personnages ;

un personnage qui a le pouvoir d'être à la cause d'événements dans ce monde dans lequel il évolue, etc.

C'est comme cela que l'on se perçoit, et c'est comme cela que l'on perçoit les autres.

Tout cela fait partie du sens commun pour les êtres humains.

Ce sont des choses que l'on n'a pas besoin d'expliquer.

On est calibré par défaut sur ce niveau d'analyse de la réalité.

En fait pour nous c'est tellement naturel, évident et opérationnel que pratiquement personne ne se demande comment ça marche cette perception humaine.

Que pratiquement personne ne se demande comment ça se fait que l'on appréhende la vie de cette manière.

Comment ça se fait que plein de neurones, que plein de systèmes cérébraux différents, donnent cette expérience de la vie là.

Cette expérience d'être une unité, qui traverse le temps et l'espace à la première personne, qui a des sentiments, qui a des intentions pour son futur, etc, etc.


À l'état naturel on n'a pas du tout conscience d'être des molécules, des cellules, des neurones, des gènes ou je ne sais quoi.

Ça c'est des choses que l'on peut comprendre seulement si l'on étudie scientifiquement le fonctionnement de notre organisme ;

si l'on étudie les dessus et les dessous de l'interface de notre vie.

Mais en termes de sens, la narration de la vie se suffit à elle même ;

personne n'a besoin d'être calé en science pour savoir qui il est, mener sa vie et ses différents rôles.

Au contraire j'aurais tendance à dire que quand on intègre la science dans la perception et dans la narration de la vie on crée plus d'interférences qu'autre chose avec notre interface identitaire et narrative.

Mais ça on en reparlera plus tard.

...

Bref il faut bien comprendre que notre perception se développe pour servir notre existence.

Un organisme qui perçoit des choses qui ne lui servent à rien, ce n'est pas un champion !

L'évolution biologique n'a jamais favorisé, et ne favorisera jamais la perception de la "vérité extérieure", "scientifique", "complexe".

L'évolution favorise la perception simplifiée de ce qui est important et pragmatique pour le bon déroulement de la vie.

En d'autres termes, notre perception, comme celles de tous les autres êtres vivants, elle est faite pour que l'on mène notre existence dans ce monde.

C'est une interface.

Une interface qui analyse, codifie, et transforme la complexité du "Cosmos" en une réalité humaine de telle sorte à ce que ce Cosmos soit utilisable et praticable par notre conscience.


Perceptivement la complexité biologique, cellulaire, atomique, etc de nos organismes, elle est opaque.

Tout comme la complexité physique du monde qui nous entoure.

Par défaut, on ne la voit pas, on ne la traite pas, on ne la considère même pas.

Ça ne fait pas partie de notre niveau d'analyse humain.

Ce qu'on voit ce sont des abstractions de notre esprit.

Notre cerveau ré-imagine le monde et la vie, il lui redonne forme tout en lui donnant sens.

...

Souvenez-vous de ce que je vous ai dit dans les épisodes précédents,

selon moi on ne reçoit pas le monde, on n'observe pas l'existence des choses comme des caméras.

Non.

On les projette, on les rêve.

Là en ce moment, vous et moi on est complètement en train de rêver notre existence.

Et si vous vous dites que la vie réelle ce n'est pas assez fou pour être un rêve, c'est parce que vous y êtes super habitué.

...

Imaginez si vous faisiez le même rêve nocturne tous les soirs ; au bout d'un moment vous y seriez complètement à la maison !

Et attention je ne dis pas qu'il n'y a rien à l'extérieur, que tout est une création de notre esprit et n'a aucune importance.

Non pas du tout. Ce serait bidon ça.

Je dis qu'il n'y a pas de séparation entre les observateurs et l'environnement observé, entre les sujets individuels et la réalité dans laquelle ils vivent, entre les projecteurs et le film projeté.

Ça forme un tout complètement indissociable.

...

La seule façon qu'on a d'appréhender ce qu'il y a à l'extérieur, c'est via l'interprétation interne et éminément humaine et subjective que notre esprit en fait.

C'est à dire que l'essentiel de notre expérience du monde réel est générée dans notre tête, exactement comme un rêve.

...

Votre organisme et le mien sont dans le monde.

Dans le même monde.

Et par ce fait, on a tout les deux la possibilité d'être dans nos rêves respectifs du monde.

Mais vous et moi on rêve ce monde de manière sensiblement différente.

On n'en a pas exactement la même expérience.

Même si la similarité de nos systèmes perceptivonarratifs humains font que grossièrement, nos rêves se ressemblent, ils partagent beaucoup de codes, on peut se comprendre quand on se croise.

...

Bref, il y un seul monde, mais il y a autant de rêves de ce monde qu'il y a de rêveurs.

Même si ces rêves s'influencent énormément les uns les autres.

En ce moment même, chacun de mes mots [/g] donne d'ailleurs lieu à une réaction dans votre rêve de la réalité.

Ils créent du sens, ils ont le pouvoir de faire réagir votre expérience interne.

..

Bref, ce que l'on perçoit du monde est en partie conditionné par ce qu'il y a à l'extérieur certes.

Il n'y a pas de doute là dessus.

Mais ce que l'on perçoit n'est pas du tout ce qu'il y a l'extérieur.

On n'est pas des caméras objectives.

Notre perception du monde est au contraire très spécifique d'une part à notre humanité, et d'autre part à notre identité et sa narration.

On perçoit les expériences que notre cerveau humain produit avec ses différents systèmes internes, comme quand on rêve.

Ce que l'on perçoit c'est une sorte de ré-imagination, d'habillage, de coloration de ce que l'on capte à l'extérieur et sur lequel on porte notre attention.

Une sorte d'interprétation très particulière. Très humaine et personnelle.

En d'autres termes un rêve de notre esprit basé sur les éléments qu'il y a à l'extérieur.

Et donc du coup au contraire tout est important, à la fois ce qu'il y a l'extérieur et ce qui se passe à l'intérieur de notre tête, car c'est la synergie des deux qui fait notre expérience.

...

Et sur ce on continue de parler de tout ça dans le prochain épisode,

En attendant,

je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode,

ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle vidéo,

Ciao

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