Justice, Société, Faute et Contrôle de Soi #0119



Si on investigue, on peut toujours expliquer pourquoi une personne a commis tel ou tel acte. Même si on doit remonter loin, à un trauma de son enfance par exemple. Dans l'absolu on peut toujours trouver une explication en remontant la chaîne.

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'École des Héros du Monde Réel.

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Pour le treizième épisode de la série sur l'éveil spirituel et la sortie de la matrice de la perception existentielle, la matrice de notre propre création.


Beaucoup de gens ne comprennent pas que nos vies, nos valeurs, nos sociétés, nos cultures toutes entières sont fondées sur de la connaissance et des concepts relatifs.

Qui ne vont pas se retranscrire dans l'absolu, sur les différents plans de la réalité.

Beaucoup de gens commençent à tout mélanger ensemble quand ils réfléchissent.

Ce qui donne des débâts et des remises en question un peu absurdes, notamment sur la responsabilité, l'agentivité, la faute et la façon dont la loi de notre société punit certains actes.

Des terrains très glissants.

Pas mal de gens ont entamé des débuts de réflexion et se disent que finalement étant donné les circonstances, parfois on n'est pas responsable des actes que l'on commet.

Que certains actes ont été faits sous le coup des émotions, et que donc dans l'absolu ce n'est pas vraiment la faute de la personne.

Elle n'avait pas le choix,

c'est le déséquilibre chimique dans son cerveau qui est la cause.

Ce genre de choses.

Et ce genre de raisonnements dans l'absolu, ça remet en question tous les jugements relatifs.

Quelque part on ne peut jamais vraiment savoir ce qui a poussé une personne à commettre un acte irréparable.

Dans l'absolu, on pourra toujours montrer que ce n'est pas vraiment sa faute.

De la même manière que dans l'absolu on pourra toujours dire que le libre-arbitre n'existe pas, parce que nos cellules ne sont pas libres, etc.

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Mais encore une fois, ce que ces raisonnements ne prennent pas en compte donc,

c'est que dans l'absolu toute vérité relative est fausse.

Nos actes sont toujours causés par des émotions plus ou moins intenses,

on est jamais dissociable de nos émotions.

Même dans nos plus grands moments de lucidité.


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Si on investigue, on peut toujours expliquer pourquoi une personne a commis tel ou tel acte.

Même si on doit remonter loin,

à un trauma de son enfance par exemple.

Dans l'absolu on peut toujours trouver une explication en remontant la chaîne.

La personne a subit plein de coups durs, qu'elle n'a pas choisi,

mais qui ont transformé sa personnalité,

et derrière elle a fini par commettre l'irréparable.

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En fait on peut même remonter jusqu'à la naissance ;

La personne est née avec un tempérament aggressif,

qu'elle n'a pas choisi,

et un beau jour, elle était particulièrement énervée, et elle a commis l'irréparable.

Etc, etc.

Un moment donné c'est sa faute, un moment donné ce n'est plus sa faute.

Et à partir de quel moment ça ne devient plus sa faute ?

C'est indéfinissable.

Je veux dire si tu vas dans les prisons tu vas trouver plein de types avec des taux de testostérone super élevé.

Et ce n'est pas un hasard, parce que la testostérone c'est liée à l'agressivité et à l'impulsivité.

Et l'aggresivité et l'impulsivité c'est liées au fait de faire de grosses conneries on va dire,

et de commettre des actes que la société ne tolère pas.

Et du coup on peut se questionner, est-ce que c'est vraiment leur faute d'être arrivé en prison ?

Et la vérité relative de notre société, c'est que oui, c'est leur faute.

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Dans l'absolu, tout ce qui est relativement vrai peut devenir faux.

On se doit donc de mettre des séparations relatives pour diriger et structurer notre existence et l'existence de nos sociétés.

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Et c'est pour ça que les jugements de culpabilité qu'exerce la société font largement abstraction de tous les facteurs qui ont pu causer la faute.

La société ne va pas chercher la faute super loin.

Elle fonctionne à un niveau relatif.

Parce que sinon même Adolf Hitler ne pourrait pas être rendu coupable ;

on pourrait expliquer qu'il a commencé à vraiment merder de manière impardonnable

quand tout ce qui s'est passé jusque là dans sa vie l'a amené à vraiment merder de manière impardonnable.

...

Encore une fois les jugements de la société fonctionnent dans un paradigme relatif,

l'individu et son histoire on s'en fout un peu,

ce qui compte c'est la société et ses valeurs.

Et donc les jugements de la société vont chercher la faute dans les actes et dans la transgression de certaines valeurs qui vont contre le maintien de la société.

Dit autrement la société essaie de se maintenir, et exerce un pouvoir pour éliminer l'expression de certaines anti-valeurs qui vont contre son maintien.

Peu importe comment et pourquoi ces anti-valeurs ont été exprimées.

Un pouvoir qui peut paraître un peu cruel quand on investigue les choses ;

parce que parfois il peut y avoir des dérapages exceptionnels,

parfois ça peut être une question de nature.

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Mais c'est la sélection naturelle justement.

Si tu n'arrives pas à t'adapter à l'environnement et trouver des moyens de contrôler tes impulsions et contourner tes faiblesses,

eh bien oui tôt ou tard, tu vas te faire éliminer du jeu.

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Et il faut se dire que si notre société ne fonctionnait pas comme ça,

et ne punissait pas certains actes et certaines expressions d'anti-valeurs pour maintenir l'ordre,

on n'en serait pas arrivé là.

Elle n'existerait pas cette société.

Parce que ce qui lui a permis de se développer c'est ça.

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En plus de ça, il faut bien comprendre que le fait que la loi de notre société, en tant qu'autorité,

soit intransigeante sur la punition de certaines choses,

ça fait en soi partie de notre contrôle individuel.

Parce que ça pousse les gens à se contrôler en premier lieu.

Ça nous rend responsable de certaines choses.

Si on savait qu'on pouvait s'en sortir sans conséquence même si on commet quelque chose de grave,

on exercerait beaucoup moins de contrôle sur nous mêmes,

et ça se ressentirait à un niveau statistique.

Il y aurait des conséquences négatives.

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Dans notre contrôle il y a une grande part d'éducation explicite et implicite en fait.

Et c'est pour ça que c'est dangereux de commencer à chercher la vérité absolue sur son contrôle,

de commencer à remettre en question son contrôle comme si c'était quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas,

de commencer à suggérer que c'est une illusion.

Parce que le contrôle à notre niveau relatif, c'est quelque chose que l'on doit activement réaliser, quelque chose que l'on crée, quelque chose que l'on construit.

Et si on commence à la questionner, si on commence à essayer de considérer ce qu'est notre contrôle d'un point de vue objectif,

en dehors de notre subjectivité,

eh bien forcément on sort de cette dynamique.

...

Ce que tu penses de ton contrôle dans l'absolu, change ce que c'est dans l'absolu.

Il faut bien comprendre cette boucle.


...


Et si je vous parle de cet exemple, ce n'est pas tellement pour cet exemple en lui-même.

Non, c'est pour que vous compreniez que c'est pour tout pareil.

Et que donc si on cherchait systématiquement à avoir la vérité absolue,

notre réalité toute entière tomberait.

Parce qu'elle est complètement relative.

Pratiquement tout dans notre perception foncionne à un niveau relatif.


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Et donc encore une fois il n'y a aucune raison de vouloir trouver le libre-arbitre ailleurs que dans le plan de vérité relatif de notre perception existentielle.

De la même manière qu'il n'y a aucune raison de vouloir trouver la beauté d'un tableau ailleurs que dans notre perception.

...

Le libre-arbitre n'a pas a exister au delà de notre subjectivité.

En fait cette question de savoir si objectivement le libre-arbitre existe vraiment ou si c'est une illusion,

c'est un bon moyen d'identifier les personnes avec une rationnalité qui se bouffe elle même et qui devient toxique.


Il y a de gros problèmes et de grosses limites avec la rationalité, le réductionnisme, le matérialisme, le mécanomorphisme, etc, à chercher quelles en sont les origines, qu'est-ce qui cause quoi, etc

et cette question du libre-arbitre le met assez bien en évidence je trouve.

...

En fait étant moi même assez rationnel, je n'aurais aucun soucis avec ces positions qui s'évertuent de comprendre "objectivement" le monde et l'esprit comme des machines externes,

dont on peut décomposer le fonctionnemment en cellules, en neurones et compagnie.

Je n'aurais aucun soucis avec ces positions objectivistes si je n'étais pas moi-même une partie de ces objets.

Le problème c'est que je suis cet objet que j'essaie de réduire.

Et donc il y a ce problème de la boucle.

Comment je pourrais objectivement expliquer que je suis subjectivement en train de m'expliquer sans faire abstraction de ce que je suis vraiment ?

Comment je pourrais m'expliquer en tant qu'objet alors que je suis le sujet ?


Et c'est là, quand on commence à faire des efforts pour se comprendre

que l'on se rend compte que le réductionnisme c'est une sorte de délire complètement absurde dans l'usage de nos capacités rationnelles.

On ne pourra jamais comprendre ce qu'on est avec cet outil là,

on ne pourra que que faire du mécanomorphisme et créer une histoire complexe de ce qu'on est.

...

Comme disait Abraham Maslow,

"Tout ressemble à un clou pour qui ne possède qu'un marteau"

Et c'est exactement ce qui se passe comme déformation de la réalité quand on essaie de comprendre rationnellement comment on fonctionne.

...

En commençant à se forcer à se voir comme quelque chose,

on finit par voir quelque chose, et à croire à ce que l'on voit.

Mais cette chose que l'on voit, ce n'est pas nous,

c'est juste une nouvelle création de notre esprit.

...

Et sur ce, on continue de parler de tous ces plans d'existence dans le prochain épisode !

En attendant je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode, ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao

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