Comment gérer et dépasser les occasions ratées #0135



Ne pas trop donner d'importance aux occasions particulières. Ne pas s'énerver face à la difficulté. Ne pas s'énerver pour une occasion ratée. Savoir apprécier les petites progressions. C'est la marque d'un joueur qui va s'élever dans le long jeu.

Bonjour et bienvenue,

C'est Bertrand de la Fondation MAGister,

l'École des Héros du Monde Réel.

...

Dans le dernier épisode je vous parlais d'un concours auquel j'ai participé récemment,

mais que je n'ai pas gagné.

Je vous parlais de l'importance de la préparation de fond.

Je vous disais que perdre ou gagner un petit jeu ne change rien à la progression dans le long jeu.

...

Ce que je vous expliquais en gros c'est que ça ne sert à rien de se mettre la pression, de se faire du mal et de sprinter comme un fou pour atteindre un objectif particulier qui est hors de portée.

Comme si ça pouvait radicalement changer quelque chose.

...

Je sais bien que quand une occasion importante rentre dans notre viseur,

on a tendance à rentrer en mode vision tunnel

et à tout donner pour ne pas échouer.


Mais si le niveau de cet objectif est vraiment loin de notre niveau actuel,

le prendre hyper au sérieux cet objectif et se mettre la pression ne raccourcira pas pour autant la distance que l'on doit parcourir.

...

Faites bien tourner ça consciemment dans votre tête pour que ça rentre,

parce que sinon vous pouvez être sûr que vous allez retomber dans le piège.

Et ça vous fera plus de mal que de bien.

...

S'il y a trop de distance entre vous et une occasion qui a une limite dans le temps,

vous n'allez probablement pas réussir à la saisir avec succès ;

parce que vous n'aurez pas le temps de combler toute cette distance qu'il vous manque dans le temps imparti.

Mais cela dit, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas essayer de combler cette distance.

Parce que cette distance elle ne concerne pas juste cette occasion particulière.

Non.

Elle concerne tout un tas d'autres occasions futures.

Pensez à l'inertie de vos efforts.

...

"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles."

...

Comme je vous le disais dans l'épisode 86,

certaines personnes disent que cette citation est stupide parce que la Lune est beaucoup plus proche que les étoiles.

Mais en fait bien souvent dans la vie, tu es obnubilé par une "lune",

c'est ta lune, c'est celle là que tu veux,

et tu fais des efforts de fou pour l'atteindre.

Mais malgré cela tu ne l'atteins jamais.

Ça semble triste comme histoire.

Mais en réalité pourchasser cette "lune" ça t'as mis en chemin vers une étoile encore plus éloignée,

dont tu ne connaissais même pas l'existence, et que tu atteindras un jour.

Même si pour l'instant tout ça n'est pas encore dans ton champ de conscience.

...

D'une certaine manière, la victoire et la défaite dans les petits jeux ce sont des illusions,

parce que dans le long jeu, vous êtes toujours en train de progresser.

...

Typiquement on devient bon dans le long jeu en faisant tout ce qu'on peut pour réussir des petits jeux, mais en les échouant quand même.

Encore une fois la stratégie gagnante d'échouer ce qu'on s'efforce de réussir,

dont je vous parlais à partir de l'épisode 22.

...

À chaque occasion importante je me donne à 100% pour réussir,

et si j'échoue,

je me reconnecte aussitôt que possible à la vision d'ensemble.

Et je me dis que je n'étais pas encore tout à fait prêt,

et que ce n'était en fait que de l'entraînement.

Ce n'était pas encore la mienne celle là.

Le long jeu n'est pas terminé.

...

On peut vraiment avoir des bonnes raisons de stresser pour une occasion particulière.

Comme si c'était l'occasion de notre putain de vie.

Et que la rater serait l'équivalent de rater sa vie.

Mais il faut bien comprendre qu'en fait, bien souvent, on se fait du mal pour rien.

Et que quitte à ce que ça ne change rien au final, que l'on se stresse ou que l'on ne se stresse pas en avancant,

autant apprendre à lâcher prise et faire le voyage sans stresser.

...

Comme je vous le disais dans l'épisode 20,

plutôt que d'être obsédé et hyper-attaché d'atteindre un objectif et sprinter comme un fou-furieux,

il faut plutôt se mettre en tête d'être régulier dans ses efforts pendant une durée beaucoup plus étendue que prévue,

de persévérer sereinement avec un rythme soutenable,

et de cueillir tout naturellement les résultats qui correspondent à notre stade d'avancement.

...

Une attitude mature et paradoxalement assez insouciante et infantile.

...

Encore une fois, moi je me mets la pression pour accumuler de l'expérience, être actif, bouger, faire des choses, progresser,

mais je ne me mets pas de pression pour des résultats particuliers.

...

En fait ce que je veux dire avec cet épisode et le précédent,

c'est qu'il est essentiel de se placer au dessus de cette perception de la réussite et de l'échec vis-à-vis des occasions particulières.

À chaque fois l'entraînement que vous avez fait pour une occasion ratée,

il va créer de l'inertie qui va profiter aux occasions suivantes.

Et petit à petit, si vous restez sur le chemin du développement,

Vous allez arriver devant les nouvelles occasions avec un putain de bon niveau.

Et il n'y aura absolument aucun moyen qu'elles ne vous échappent.

Vous serez beaucoup trop bon pour ça.

C'est ça qu'il faut chercher à atteindre.

Un niveau tellement bon que ça sera un accident si vous échouez.

...

Si vous êtes comme moi, c'est à dire que vous n'êtes vraiment pas doué de base.

Quand vous décidez de réussir dans un domaine,

il faut que ça devienne très clair dans votre tête que

vous allez rester nul à chier pendant assez longtemps,

que vous n'allez pas vous améliorer rapidement,

parce que vous n'avez pas ce qu'il faut que ça vienne rapidement ;

et que donc la seule manière que vous allez avoir d'atteindre un bon niveau et avoir les résultats satisfaisants qui vont avec,

c'est de travailler plus dur que tout le monde sur la durée,

d'ajuster progressivement un à un tout ce qui ne va pas,

et de devenir bon à l'usure.

Si vous êtes comme moi, il y a juste beaucoup de travail de fond à faire, c'est comme ça.

Ça ne sera pas une correction rapide.

Il faut l'accepter.

Et ne pas se défiler pour autant.

...

Quelque part, tout ce que vous faites maintenant il faut vous dire que c'est juste de l'échauffement pour votre futur,

que ça ne compte pas encore vraiment.

Ça comptera seulement quand vous finirez par gagner.

Et ça va soulager votre périple cet état d'esprit.

...

Si vous vous assurez déjà de créer de l'inertie dans les bonnes directions dans votre vie,

alors tout ce que vous pouvez faire pour vous faciliter la vie,

c'est d'enlever le stress et la culpabilité inutiles durant le voyage, plutôt que de les rajouter.

...

Par exemple quand je tourne mes vidéos certains jours je ne suis pas spécialement en forme,

parfois je suis fatigué, mais je me dis aller il faut que je le fasse.

Et donc j'installe tout, je commence à tourner et au bout d'un moment ça marche mal, et je n'arrive plus à bien parler, ça part en couilles.

Parfois dès le début je n'y arrive pas.

Mais plutôt que de râler, de me laisser m'énerver, de tout arrêter, de considérer cette séance comme un échec, de me dire que j'ai perdu mon temps

et de passer une mauvaise journée ou une mauvaise nuit si je fais ça le soir,

en me disant "

mais bordel ça fait déjà plus de 2 ans d'entraînement intensif et j'ai toujours des échecs comme ça, c'est pas possible.

Est-ce que je ne suis pas en train de me planter en investissant dans ces vidéos.

Est-ce que ça ne va pas toujours être aussi galère ?

Peut-être que je ne suis vraiment pas fait pour ça.

Ça paraît tellement plus simple pour d'autres personnes de faire des vidéos."

...

Et donc dès que je sens toute cette merde qui monte dans ma tête.

Dès que je sens l'énervement, la frustration et l'envie d'arrêter qui arrivent quand je galère.

Je m'attrape et je me recentre.

Et je continue la vidéo, je continue de parler en redoublant de conscience.

...

Et en même temps, à mesure que je parle, je m'observe et j'apprends à voir que malgré la fatigue,

je m'en sors plutôt bien par rapport à quand j'ai commencé les premières vidéos.

J'arrive presque à dépasser la fatigue alors qu'il y a quelques temps c'était tout bonnement impossible.

Il y a plein de petits trucs que j'arrive à bien faire parce que j'ai appris des clés pour bien les faire.

Je fais bien attention de voir ça.

Et à partir de là mon but ce n'est pas de me forcer à finir correctement la vidéo.

Non mon but c'est simplement de prendre conscience que globalement je progresse, je suis dans la bonne direction.

Et donc même si au final je n'aurais sûrement pas de vidéo à la fin de la journée,

ben je ne vais pas pour autant passer une mauvaise journée et m'endormir en étant frustré et en ayant l'impression d'avoir perdu mon temps.

J'ai appris à voir dans la défaite, les micro-changements positifs et durables qui sont à peine perceptibles.

Et je ressors de l'expérience en ayant le sentiment que je suis dans la bonne direction.

Le sentiment que si je continue d'accumuler ces micro-changements durables comme ça,

sur la durée ça va payer, c'est inéluctable.

...

Ne pas s'énerver face à la difficulté.

Ne pas s'énerver pour une occasion ratée.

Savoir apprécier les petites progressions.

C'est la marque d'un joueur qui va s'élever dans le long jeu.

...

En fait ce qui compte le plus ce n'est pas d'être efficace quand on joue.

Non ce qui compte le plus c'est tout simplement de rester dans le jeu.

Donc il faut mettre en place une mentalité qui soit viable, qui soit soutenable sur la durée.

...

Et puis encore une fois rassurez quand on part de loin,

ça ne veut pas dire que le niveau maximum qu'on atteindra sera automatiquement moins bon que le meilleur niveau des personnes qui partent dès le début avec un bon niveau.

Non, rassurez vous.

Bien souvent ceux qui partent de très loin, quand ils commencent à monter,

il n'y a rien qui les arrête.

...

C'est comme une fusée.

Ça met beaucoup de temps et d'énergie à prendre de la vitesse.

Mais une fois que ça a pris de la vitesse, ça va dans l'espace !

...

Et le pourquoi du comment il se trouve essentiellement dans deux raisons.

La première je vous en parlais dans l'épisode 88.

À savoir que quand tu es coincé en bas tu finis par avoir vraiment faim.

Une faim que la plupart des personnes ne connaîtront jamais.

Et tu deviens prêt à tout à cause de cette faim.

Comme une sorte d'immigré qui doit gagner sa place dans un nouveau pays

et qui travaille beaucoup plus dur que la normale.

Et quand tout le monde va s'arrêter parce qu'ils n'auront plus faim ou que ce sera trop dur.

Toi tu vas continuer.

Et tu vas les dépasser.

...

Comprenez bien que la plupart des individus de notre société sont "softs".

Le confort, les medias, le divertissement, tout ça,

ça ne fait pas pousser des individus plein de détermination et de résolution.

Au contraire, ça tendance à produire des individus "softs".

Qui ne vont pas pousser et se faire du mal pour dépasser leurs limites.

C'est très vite pénible pour la plupart des gens de se dépasser.

Parce que d'un côté ils n'ont jamais connu ce que c'est que d'être coincé en bas.

Et de l'autre côté, ils savent qu'ils peuvent faire tout un tas de choses pour se divertir sans se faire de mal.

Et ceux là, sur la durée, c'est assez facile de les dépasser si tu es motivé.

Dès qu'ils vont tomber ou se prendre un mur ils vont arrêter.

Ils vont s'énerver et céder très facilement face à la difficulté.

Et ils vont céder aussi à toutes les tentations de divertissement que notre société produit en masse.

Et donc ils vont stagner.

...

Alors que toi peu importe le nombre de fois où tu tombes en chemin.

Peu importe le nombre de murs qui te font barrage sur le chemin.

Tu vas continuer de travailler et d'avancer.

Tu n'as pas besoin de récompense superficielle en chemin.

Parce que tu sais que tu vas aller jusqu'au bout.

Tu sais que tu auras la récompense finale.

Et tu as appris à apprécier le chemin.

Tu sais qu'au fond, il n'y a rien de plus épanouissant que te développer et être ce que tu peux être de mieux.

Et donc il n'y a rien qui va t'arrêter.

...

...

Et la raison numéro 2, je vous en parlais dans l'épisode 12.

À savoir qu'une fois que vous commencez à sortir de votre niveau de merde et à avoir des améliorations,

c'est souvent le signe que vous commencez à comprendre clairement comment devenir bon,

et que vous êtes rentré dans le processus gagnant.

Et si vous restez dans ce processus gagnant, votre évolution va continuer encore et encore.

Tous les ans vous allez devenir un peu meilleur que l'année précédente.

Et sur la durée vous finirez par devenir un champion.

C'est inéluctable !

....

Et sur ce je vous invite à vous abonner si ce n'est pas déjà fait,

à laisser un pouce bleu si vous avez apprécié cet épisode, ça m'aide pour le référencement.

Quoi qu'il en soit je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout

et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo,

Ciao

>> Épisode suivant : Ce qu'il faut savoir pour tirer le potentiel de son cerveau #0136

<< Épisode précédent : Perdre ou gagner ne change rien à la progression #0134

Maîtrisez votre esprit, développez votre conscience, élevez votre existence !

S'ABONNER AUX VIDÉOS